Aller au contenu principal

Le microbiote du sol serait-il impliqué dans les maladies du bois ?

La 19ème matinée des œnologues de Bordeaux, qui s’est tenue le 29 mars, a fait la part belle aux micro-organismes du sol et du vin. L’occasion d’apporter un éclairage instructif sur le rôle du microbiote de la rhizosphère.

Les ceps exprimant de l'esca sont situés sur des sols ayant un microbiote distinct de celui des zones saines.
© J. -C. Gutner

Les dépérissements de la vigne proviendraient-ils d’un déséquilibre du microbiote de la rhizosphère ? C’est ce qu’ont voulu vérifier Virginie Lauvergeat, maître de conférences, et son équipe à l’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV). Pour ce faire, ils ont étudié quatre parcelles sises en Gironde, ayant chacune une zone normale, dite saine, et une autre dépérissante (vigueur moindre et taux de mortalité supérieur).

Après avoir vérifié que chaque zone était effectivement différente au niveau de la vigueur et de la mortalité, les chercheurs ont éliminé une cause virologique ou physico-chimique (absence de viroses et mêmes compositions physico-chimiques). « Nous avons ensuite pratiqué des analyses microbiologiques sur cultivables (Petri), des q-PCR et des séquençages de biomasse pour étudier la diversité des bactéries et des champignons sur chaque zone », décrit le maître de conférences. Des analyses enzymatiques d’activation biochimique des micro-organismes ont complété le tout. Avec, à la clé, des disparités significatives.

Moins de bactéries et d'activité enzymatiques dans les sols où la vigne dépérit

Les sols des zones dites « dépérissantes » présentaient à chaque fois des différences de composition microbiologique, avec une densité bactérienne et des activités enzymatiques moindres que les zones dites « saines ». De même, les communautés bactériennes étaient distinctes d’une zone à l’autre.

Cette découverte ouvre des perspectives intéressantes. « On peut envisager l’ajout de bactéries stimulatrices de croissance lors de la complantation de pieds, ou de champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) dans les sols dépérissants » , indique la chercheuse. L’ISVV compte également proposer des couples porte greffe/cépage adaptés au sol et aux conditions climatiques car aptes à s’associer avec les micro-organismes les plus positifs de la parcelle.

Les plus lus

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

Après la sécheresse, soigner la mise en réserve des vignes

Les vignes ont été mises à rude épreuve cet été. Pour ne pas subir les effets pendant plusieurs années, tout doit être mis en…

<em class="placeholder">Enjambeur Bobard 1096 Stage V au Sitevi 2025.</em>
Bobard - Une nouvelle génération d'enjambeurs 1096

Le leader des tracteurs enjambeurs réactualise son fer de lance.

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

<em class="placeholder">Vendange en champagne, caisses 2024</em>
Vendange 2026 : le ministère table sur un volume de 34 millions d’hectos

Les estimations de récolte 2026 du ministère de l’Agriculture viennent de tomber. Elles situent les vendanges 2026 à 34 Mhl,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole