Nématodes
Des effets limités pour les plantes nématicides
Plusieurs plantes sont réputées pour leurs propriétés nématicides. Cependant, leurs effets semblent faibles sur les nématodes posant problème en vigne.

Il est parfois décrit une action anti-nématode ou nématicide pour quelques plantes en particulier des engrais verts. L'action est obtenue grâce à des composés nématicides exsudés ou libérés lors de la décomposition du végétal. « Deux raisons majeures font que les conséquences pour la vigne sont peu évidentes », précise Jean Arino de la chambre d'agriculture du Gers. Tout d'abord, la profondeur d'exploration des racines de l'engrais vert est très souvent insuffisante dans la plupart des sols. Les plus efficaces à ce niveau ne dépassent pas les 1,5 m de profondeur. Or, pour avoir une action efficace sur Xiphinema index, le vecteur du virus du court-noué, il faudrait aller beaucoup plus loin. De plus, il semble que le spectre d'action des engrais verts se limite à quelques nématodes ravageurs de la vigne, en particulier les genres Meloïdogyne et Pratylenchus responsables de la formation de galles racinaires. En effet, il n'y a apparemment aucun effet nématicide sur celui qui se trouve au centre des attentions, Xiphinema index, le vecteur du virus du court-noué. « On ne peut toutefois pas négliger cet impact sur la baisse du potentiel de nématodes à galles lors du choix d'un engrais vert. De bons résultats peuvent être obtenus avec la tagète des parfumeurs, l'avoine, et certaines crotalaires. »