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Les charges de mécanisation sont devenues le premier poste de dépenses dans les élevages bovins viande

D’après une analyse des coûts de production des élevages bovins viande des Pays de la Loire et Deux-Sèvres, la mécanisation est devenue la principale charge et explique les écarts de rémunération.

Graphique : Les différents postes de charges des 1 450 élevages allaitants analysés - Coûts de production des élevages bio naisseurs engraisseurs de boeufs,avec la ...
© Source : chambres d’agriculture des Pays de la Loire et des Deux-Sèvres

Les chambres d’agriculture des Pays de la Loire et des Deux-Sèvres, avec Seenovia et Bovins croissance Sèvre Vendée, ont analysé les coûts de production de 1 450 élevages allaitants. La méthode Couprod a été appliquée aux données 2018, 2019 et 2020 de 332 naisseurs, 437 naisseurs engraisseurs et 143 élevages bio de différents systèmes, en races charolaise, limousine, blonde d’Aquitaine, parthenaise et rouge des prés. « L’analyse montre que l’atelier viande peut dégager une rémunération de 2 Smic par UMO », rapporte Christophe Grosbois, chargé de mission filière viande bovine à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. La rémunération est supérieure pour les naisseurs engraisseurs, qui dégagent en moyenne 1,44 Smic/UMO, que pour les naisseurs, qui dégagent 1,06 Smic/UMO. « Les systèmes qui finissent les mâles sont plus rémunérateurs », note l’expert.

Le coût de production explique les écarts de rémunération

Un focus a été fait sur trois systèmes pour identifier les variables expliquant les écarts de rémunération permise. L’analyse des coûts de production de 110 élevages naisseurs en race charolaise a montré que ce système permet une rémunération moyenne de 0,90 Smic/UMO. Et au-delà du travail, qui représente un coût de 118 €/100 kgvv sur 424 €/100 kgvv de charges totales, la mécanisation représente le premier poste de charges, avec 104 €/100 kgvv (90 €/100 kgvv pour le quart supérieur). 

La mécanisation explique 27 % des écarts de rémunération, suivie de l’approvisionnement des surfaces (14 %). Chez les 82 naisseurs engraisseurs de blondes d’Aquitaine, la rémunération permise est en moyenne de 1,54 Smic/UMO. Là encore, ce sont les charges de mécanisation qui pèsent le plus lourd, avec 108 €/100 kgvv (106 € pour le quart supérieur) sur un total de 445 €/100 kgvv. Les principales variables expliquant les écarts de rémunération sont l’aliment acheté pour 16 %, puis la mécanisation pour 9 %.

Chez les 31 naisseurs engraisseurs de bœufs charolais en bio, la rémunération permise s’établit à 2,17 Smic/UMO. La mécanisation est le premier poste de charge, avec 115 €/100 kgvv (86 € pour le 1/4 supérieur), sur un total de 458 €/100 kgvv. Et la mécanisation explique ici 34 % des écarts de rémunération permise. « Alors que dans nos précédentes enquêtes, l’aliment acheté était le premier élément expliquant les écarts de rémunération des élevages allaitants, c’est aujourd’hui la mécanisation qui pèse le plus. Ce poste est la première ou la deuxième variable explicative des écarts de rémunération », souligne Christophe Grosbois. Une seconde étude est en cours, pour croiser les coûts de production et les diagnostics Cap’2ER. « L’objectif est de voir si les systèmes les plus rentables sont aussi ou non les plus vertueux pour l’environnement », précise Christophe Grosbois.

Lire aussi notre dossier complet : Optimiser ses charges de mécanisation

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