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Partenariat, coopérative unique
Sodiaal se reconstruit

Après avoir annoncé la création d’une coopérative unique, Sodiaal Union, le groupe annonce la création d’un pôle fromager avec Bongrain.

Claude Sendowski, directeur de Sodiaal. "Nous avons divisé par deux la perte pour le groupe (hors Yoplait) et nous visons l'équilibre pour 2007."
Claude Sendowski, directeur de Sodiaal. "Nous avons divisé par deux la perte pour le groupe (hors Yoplait) et nous visons l'équilibre pour 2007."
© R. Lemoine

Annoncé à l’assemblée générale de l’année dernière, la construction d’une coopérative unique Sodiaal Union, est aujourd’hui sur les rails. « Le vote se fera en octobre prochain lors d’une assemblée générale extraordinaire », se félicitait Gérard Budin, le président de Sodiaal qui vient d’être réélu à l’occasion de l’assemblée générale 2007 qui s’est tenue en juin dernier. Sodiaal Union regroupera les sept Unions régionales : Elnor, Est-Lait, Orlac, Riches Monts, Sully,Tempé-Lait, Ucalm.

UN CENTRE DÉCISIONNEL RÉDUIT

Son conseil d’administration comptera une vingtaine d’élus issus de cinq bassins de collecte, lesquels éliront cinq personnes au bureau. Les représentants du bureau de Sodiaal Union constitueront le conseil d’administration de Sodiaal Groupe. « Il s’agit d’une gouvernance modernisée qui permet au groupe d’être plus réactif, plus rigoureux et plus influant, tout en conservant en même temps l’implication des adhérents et les liens de proximité entre les sociétaires et leur coopérative », explique Gérard Budin. Chaque bassin bénéficie d’un conseil de bassin qui proposera quatre administrateurs élus pour quatre ans au conseil d’administration de Sodiaal Union. Le conseil de bassin discute le budget prix du lait en fonction des critères régionaux, contrôle les ressources en lait et intervient sur les décisions stratégiques de Sodiaal Groupe. Sur le plan opérationnel, chaque bassin est agréé en tant qu’acheteur de lait auprès de l’Office de l’élevage. Il sera dirigé par un directeur coopératif régional qui aura un rôle renforcé sur l’ensemble de la chaîne de collecte et son optimisation. Celui-ci sera lié d’une part au responsable du développement coopératif qui a en charge, entre autres, la politique laitière du groupe et d’autre part, au responsable amont de la direction des opérations, division opérationnelle qui a été créée récemment au sein de Sodiaal pour gérer les 2,24 milliards de litres de lait collectés et optimiser les flux logistiques amont et aval.En complément de cette organisation, un pôle sociétaire qui regroupe 15 à 20 membres issus des différents bassins a été créé. Il devra suivre les programmes communs qui lient les sociétaires : agrofourniture, Route du lait, études, informations… Sa mission est d’accentuer les échanges entre les sociétaires qui vont disposer d’un extranet avec un accès personnalisé. Ce dispositif est un aboutissement du management de rupture mis en place, il y a dix-huit mois autour du nouveau directeur. Claude Sendowski a en effet mis en place, il y a un an, un plan stratégique pour redresser le résultat du groupe, changer sa culture et traiter les quatre métiers de Sodiaal : le lait, les fromages, les produits frais et les poudres.

PRÉTENDANT À LA REPRISE DE YOPLAIT

Ainsi après s’être attaqué en 2006 au métier du lait en prenant une participation dans Orlait, Claude Sendowski s’est attelé activement aux autres chantiers. La nouvelle est tombée concernant les fromages : Sodiaal et Bongrain s’associent pour créer un pôle fromager totalisant 110 000 tonnes de fromages, ainsi que pour les poudres avec Entremont Alliance (Entremont/Unicopa), partenaire par ailleurs dans Beuralia. Mais l’affaire la plus importante pour le groupe et dont le dénouement est fort attendu par le monde laitier, reste Yoplait. Claude Sendowski a réitéré lors de l’assemblée générale de Sodiaal en juin dernier, sa volonté de reprendre le contrôle de cette filiale dont 50 % ont été cédés à Paribas Affaires Industrielles (PAI) en 2002. Car depuis le 1er juillet, le fonds d’investissement a la possibilité de céder les 50 % qu’il détient dans le capital de Yoplait. Il est question d’une solution avec Unigrain et le Crédit Agricole. Mais le groupe coopératif n’est pas le seul prétendant à cette reprise. La petite fleur attire des entreprises internationales et pas des moindres. Il faut dire que Yoplait est le numéro deux mondial des produits frais. La marque compte une cinquantaine de franchises. C’est ainsi 1,5 million de tonnes vendues dans le monde dont 381 000 tonnes en France. Aussi Yoplait compte quatre sites industriels en Europe et des filiales en République Tchèque, Grande-Bretagne, Suède et Bénélux. Yoplait a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 933 millions d’euros (18 % réalisés par les filiales étrangères et l’exportation) et dégagé un résultat net de 19 millions, en léger recul par rapport à 2005.

■ Rita Lemoine - Revue laitière française

« On ne fera plus appel au portefeuille des producteurs »

«Fin 2005, Candia était sinistré, les poudres en perte, les relations avec PAI tendues, les fromages un îlot fragile, l’organisation interne vacillante, la confiance des salariés et des producteurs au plus bas… Un constat qui s’est soldé par un résultat de -14 millions d’euros… Depuis un an a été mis en place un plan stratégique « Via lactéa » avec trois volets: redresser le résultat du groupe, traiter stratégiquement ses quatre métiers et changer sa culture. Ce plan s’est traduit par la création d’un comité de direction unique, le transfert à Paris des services qualité et marketing de Candia avec la suppression de 20 postes, la naissance d’une direction des opérations, la restructuration industrielle de Candia avec la fermeture de l’usine de Ressons (84 postes) et bientôt, l’atelier lait de Clermont- Ferrand (18 postes) ; soit une capacité de briques supprimée de 450 millions d’unités au moment où le marché s’oriente avons rationalisé la collecte en 5 bassins au lieu de 7… La direction des achats s’est attelée à optimiser la supply chain et instauré la centralisation des achats... La stratégie par métier s’est d’abord focalisée sur le lait de consommation avec la prise de participation croissante sur quatre ans dans Orlait. Ce qui permet à la nouvelle entité Sodiaal/Orlait de prendre 51 % des parts du marché des MDD et premiers prix… CINQ BASSINS DE COLLECTE L’ensemble de cette stratégie se traduit dans le résultat 2006 qui s’affiche à - 6,7 millions d’euros (résultat consolidé hors Yoplait). Nous avons divisé par deux, la perte. Il faut poursuivre les efforts. Mais on ne fera plus appel au portefeuille des producteurs.Nous visons l’équilibre pour 2007… Mes priorités pour 2007 : … établir des alliances dans les métiers du fromage et des poudres tout en assurant à Sodiaal 50 % au moins des parts et le co-management, reprendre les commandes de Yoplait à la faveur du désengagement prochain de PAI et finaliser le projet d’une coopérative unique avec une gouvernance simple, modernisée et adaptée au business… ».

■ R. L. - Revue laitière française Extrait des propos de Claude Sendowski, à l’occasion de l’assemblée générale de juin dernier.

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