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La betterave fourragère a la cote en Nouvelle-Zélande

Les surfaces en betteraves fourragères ne cessent de progresser dans l’hémisphère Sud. Les éleveurs apprécient ce fourrage qui atteint d’excellents rendements.

Les surfaces en betteraves fourragères atteignent bientôt 100 000 hectares en Nouvelle-Zélande. Le marché de l'export de semences augmente de 10 à 15 % par an.
© E. Bignon

Le marché de l’export des semences de betteraves fourragères vers l’hémisphère Sud, et en particulier vers la Nouvelle-Zélande, connaît une progression annuelle à deux chiffres depuis deux ans. « Les surfaces en betteraves fourragères augmentent de 10 à 15 % par an et approchent bientôt les 100 000 hectares », affirme Gérard Deroulers, président de l’Association pour le développement de la betterave fourragère monogerme. L’export vers cette région a démarré doucement en 2007-2008 et ne cesse, depuis, de monter en puissance. Les semences utilisées proviennent en très grande partie du nord de l’Union européenne. « Pour les semenciers européens, le marché de l’export représente désormais 60 % des ventes des semences de betteraves fourragères. »

Cet intérêt pour ce fourrage s’explique en partie par la conjoncture laitière qui nécessite la production de fourrages compétitifs. Rappelons que la betterave est l’un des fourrages les moins chers à produire ramenés à l’UFL/ha. D’autant plus que les Néo-Zélandais disposent de deux atouts de poids. D’une part, des rendements de l’ordre de 25 à 26 tMS/ha, soit 20 à 30 % supérieurs à ceux obtenus en France, grâce à des conditions exceptionnelles et à l’irrigation. Et d’autre part, ils exploitent la betterave au pâturage (au fil), s’affranchissant ainsi des frais et contraintes liés à la récolte, au stockage, à la conservation, à la distribution du fourrage… « Les éleveurs apprécient aussi de pouvoir associer la betterave à l’ensilage d’herbe. »

Un regain d’intérêt également en France

En France aussi, on sent un regain d’intérêt pour ce fourrage ces dernières années. En moyenne, sur trois ans (campagnes 2013 à 2015), le marché a connu une augmentation annuelle de 8 à 8,5 %. Et, on s’achemine sur la campagne qui s’achève vers une hausse de 8 à 10 %. Si les surfaces progressent, la sole française (16 000 à 17 000 hectares) reste encore bien en deçà des 120 000 hectares cultivés dans l’hexagone avant la PAC de 1992.

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