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Vivescia : « l’avenir du groupe coopératif se construit en filières »

Le groupe coopératif agricole et agroalimentaire Vivescia a maintenu le cap dans un environnement toujours très volatile et instable, en maîtrisant les effets de l’inflation et du ralentissement de la consommation mondiale.

Le premier rapport intégré de Vivescia relie la performance économique avec les dimensions environnementales, sociales et sociétales du groupe coopératif agricole et agroalimentaire.
© Vivescia

« Malgré les chocs exogènes successifs subis depuis quatre ans, nos résultats sont encore en progression cette année », se réjouit Christoph Büren, le président de Vivescia. Le groupe coopératif agricole et agroalimentaire annonce « une performance économique en progression [sur la campagne 2022-2023 par rapport à la précédente], malgré une conjoncture marquée par une inflation intense et une consommation morose », avec une hausse de 20 % du chiffre d’affaires, « portée pour l’essentiel par des effets prix », et de 18 % de l’Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement), « au-dessus des prévisions budgétaires », indique le communiqué de presse du 12 décembre. Parallèlement, la dette nette a fortement diminué, passant de 638 M€ en 2021-2022 à 596 M€ en 2022-2023 ; elle s’établissait à 523 M€ en 2019-2020 et 494 M€ en 2020-2021.

Un groupe agri-agro performant...

Le chiffre d’affaires du groupe coopératif provient à 28 % de la coopérative agricole (Vivescia Agriculture), à 27 % de la malterie (Malteurop), à 19 % par l’activité Boulangerie-viennoiserie-pâtisserie (Délifrance) et 13 % par la meunerie (Grands Moulins de Paris). 

Par ailleurs, 48 % des ventes sont effectuées en France, 30 % en Europe et 22 % dans le reste du monde. Rappelons que Malteurop, leader mondial du malt avec sa capacité de production de 2,3 millions de tonnes par an, est à l’origine de la fabrication d’une bière sur dix dans le monde, Kalizéa est le deuxième acteur européen dans la valorisation du maïs pour l’industrie agroalimentaire, et Grands Moulins de Paris est le premier acteur de la meunerie française. Vivescia, c’est aussi la nutrition animale avec Nealia, ainsi que l’écosystème des biotechnologies et de la chimie du végétal avec ARD.

... malgré une baisse de la collecte...

La collecte 2022 de Vivescia Agriculture s’est élevée à 3,3 Mt, dont 2,9 Mt effectuée par la coopérative Vivescia et 0,4 Mt par le négoce Sepac Compagri. A comparer aux 3,6 Mt en 2021, dont 3,1 Mt par la coopérative et 0,5 Mt par le négoce. Soit une baisse de 5 % d’une récolte sur l’autre.

Cependant, le chiffre d’affaires de la coopérative Vivescia a progressé d’un exercice commercial sur l’autre. Il s’établit à 1 536 M€ en 2022-2023 (contre 1 229 M€ la campagne précédente), avec un Ebitda de 26,7 M€ (contre 19,3 M€) et une dette de 10,2 M€ (contre 69,7 M€). Il se répartit entre la vente des grains (72 %), d’agrofourniture (24 %) et de semences (3 %).

Il faut dire que, pour le groupe Vivescia, « l’avenir se construit en filières ». De fait, les démarches filières permettent de « conforter son modèle d'intégration de la chaîne de valeur du grain », mais aussi de « répondre aux évolutions des attentes des clients, et aux enjeux de décarbonation des grains et de changement climatique », indique le rapport d’activité.

Lire aussi : "Vivescia veut réduire son empreinte carbone de 25% d’ici 2030"

... grâce à une stratégie de filières...

La coopérative de Vivescia, c’est de fait 26 démarches filières qualitatives, dont 15 en blé avec Vivescia Industrie et des clients industriels et agroalimentaires. Globalement, 36 % des grains réceptionnés sont sous contrats filières et 80 % des céréales sont collectées et valorisées dans un rayon de 300 km du territoire coopératif.

Lire aussi : "Vivescia et Inarix développent un outil d’évaluation rapide de la qualité des céréales, basé sur l’analyse d’images"

Parmi les nouvelles initiatives, on peut citer le lancement du Club Francine en juin 2022 avec Grands Moulins de Paris, une filière 100 % Vivescia du champ à la cuisine ; la filière Cœur d'épi et celle relative aux blés de force pour accompagner les besoins des clients (viennoiseries, petits pains ou brioches). « Des partenariats renforcés ont aussi vu le jour avec des acteurs de l'agroalimentaire ou avec des moulins régionaux comme la filière Signy-l'Abbaye », précise le rapport d’activité.

... et des investissements constants

Le plan d’investissement est passé de 120 M€ à 122 M€ d’une campagne sur l’autre, pour « accompagner le développement et la transformation » du groupe coopératif agricole et agroalimentaire.

2023 a vu l’aboutissement du chantier de construction de la nouvelle malterie de Meoqui au Mexique, pour un investissement de 112 M€. « Mis en route à l’été, le site a produit avec succès les premières tonnes de malt », indique le communiqué de presse. Ce projet de construction s’est accompagné, depuis trois ans, de la mise en place d’un approvisionnement 100 % local pour la production d’orges brassicoles, en partenariat avec 500 agriculteurs.

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