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Pois d’hiver : les nouvelles variétés confirment leur supériorité

Les quatre nouveautés apportent une meilleure productivité combinée à une amélioration de la résistance au froid ou de la tenue de tige. 

ALORS QU’AUCUNE variété de pois d’hiver n’avait été inscrite depuis 1997, quatre variétés ont été inscrites fin 2004. Comparées à Cheyenne, ces variétés apportent une meilleure productivité combinée à une amélioration de la résistance au froid pour Isard et Cherokee ou à une amélioration de la tenue de tige pour Apache et Cartouche, indique Arvalis-Institut du végétal. En tendance, en pois d’hiver, on observe de meilleurs rendements en sol profond qu’en moyennement profond, car dans ce dernier type de sol, il peut souffrir davantage de stress hydrique en mai ou juin. Ceci permet de rappeler qu’il est déconseillé de semer du pois d’hiver dans les sols superficiels, avec une réserve utile de 50 mm (sauf si irrigation possible), car les rendements peuvent être faibles.

Présentation comparée des variétés

Depuis quelques années, la principale variété de pois d’hiver cultivée est Cheyenne, et elle le restera pour la récolte 2006. A terme, elle sera remplacée par les nouvelles variétés inscrites fin 2004. Pour les prochains semis, la disponibilité en semences certifiées de ces nouvelles variétés est limitée. Cherokee et Cartouche représentent chacune environ 15 % des semences certifiées, Isard seulement quelques “pour cent”. Apache ne sera pas disponible. L’offre pour la variété Cheyenne est assez importante. Toutes les nouvelles variétés apparaissent plus tolérantes aux maladies que Cheyenne (anthracnose et mildiou). Apache, Cartouche et Lucy présentent la meilleure tenue de tige, avec en moyenne en hauteur à la récolte 9 cm de plus que Cheyenne. Cherokee mesure en moyenne 3 cm de plus que Cheyenne. Isard semble proche de Cheyenne. Remarquons que la tenue de tige des meilleures variétés de pois d’hiver est inférieure à celle de la variété de pois de printemps Hardy. En cas de forte pluie à maturité, toutes les variétés de pois d’hiver sont plaquées au sol. Toutefois, en cas de culture en sol moyennement profond, et d’absence de forte pluie avant la récolte, le pois d’hiver a une hauteur à la récolte suffisante pour bien se récolter.

Les atouts des unes et des autres

Cheyenne présentait des rendements régulièrement élevés ces dernières années. L’année 2005 lui a été défavorable, ses rendements sont souvent décevants, d’autant plus semble-t-il si elle a été semée trop tôt par rapport à la date de semis recommandée. Ceci s’expliquerait par sa sensibilité aux maladies, des semis précoces favorisant les maladies.

Cherokee est une variété fiable. Présente dans le réseau Arvalis-Unip pour les récoltes 2004 et 2005, son rendement est régulièrement élevé. Elle ne semble pas être particulièrement sensible aux maladies. Elle peut être cultivée en tout type de sol. Toutefois, en sol moyennement profond, il semble qu’Isard soit en moyenne plus productive.

Isard a été testée dans le réseau Arvalis-Unip uniquement en 2005. Elle est en tête dans de nombreux essais, en particulier dans toutes les situations en sol moyennement profond. Pour évaluer le comportement d’Isard en sol profond, il faut attendre une ou deux années de références supplémentaires puisque 2005 est une année atypique avec un printemps particulièrement sec.

Cartouche est la variété la plus tardive à début floraison (en moyenne 2 jours après Cheyenne) et à maturité. Son rendement est, dans toutes les régions, supérieur à celui de Cheyenne. Il est du niveau de Cherokee en Centre/Bassin parisien et en sol de craie, et inférieur en Bourgogne, Barrois, Lorraine. Son atout est sa tenue de tige, avec une hauteur à la récolte équivalente à celle de Lucy.

Apache est la moins productive des quatre nouveautés, sauf en sol de craie et cranettes, où cette année elle est en tête du regroupement, avec 6 % de mieux que Cheyenne. En revanche, en 2004, elle produisait 5 % de moins que Cheyenne dans ce type de sol. Son atout est une tenue de tige identique à Lucy.

Dove reste intéressante pour les contrats petits grains verts. Son rendement est à nouveau bon dans de nombreux essais cette année. Toutefois, l’année 2002 semble montrer qu’elle est plus adaptée aux sols moyennement profonds qu’aux sols profonds. Sa faible teneur en protéines a empêché son développement pour le débouché alimentation animale.

Lucy est toujours intéressante en Centre/ Bassin parisien, dans l’Ouest et le Sud pour son rendement, en particulier pour les contrats petits grains verts. Elle est déconseillée dans la moitié Est de la France en raison de sa moindre résistance au froid que Cheyenne.

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