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Biomonde : « Les fruits et légumes bio sont un des moteurs de la distribution bio », selon Sönam Walterspiler

Dans une période troublée pour la filière bio, Biomonde se veut au plus près de ses adhérents et soutient les magasins qui rencontrent des difficultés. Rencontre avec Sönam Walterspiler, président du groupe coopératif.  

A la fin de l’année, le réseau Biomonde sera composé de 160 magasins dans toute la France, Outre-Mer compris.
© Biomonde

Le groupe coopératif Biomonde, dans le top 5 des distributeurs bio en France, fête son 30ème anniversaire. Sönam Walterspiler, son président, évoque pour FLD l’actualité de l’enseigne dans un contexte compliqué pour la galaxie Bio et la place des fruits et légumes.

FLD : Pouvez-vous brosser le portrait de Biomonde en cet automne 2022 ?

Sönam Walterspiler : A fin 2022, notre coopérative réunira plus de 160 magasins répartis sur toute la France y compris en Outre-Mer. En octobre, nous avons fêté notre 30ème anniversaire, un événement important pour nos adhérents. Notre coopérative a évolué au fil du temps, en fonction des besoins des adhérents et des évolutions du marché de la bio.

Nous connaissons des succès et des échecs mais nous savons réagir et nous adapter. La coopérative est portée par ses adhérents, son rôle principal est d’accompagner les magasins pour qu’ils deviennent moteurs dans leur maillage local. Nous travaillons également aux côtés des adhérents pour qu’ils s’affirment comme des commerçants responsables et engagés.

 

FLD : La distribution traverse une période singulière entre « essoufflement » dans les ventes, disparition de certains acteurs (Nouveaux Robinsons par exemple) et présence toujours plus affirmée de la grande distribution. Quelle est votre analyse de la situation actuelle ?

S.W. : Tous les secteurs d'activités traversent actuellement des changements profonds, nous regrettons de voir disparaître des acteurs de la première heure. La grande distribution ne fait pas le même travail que nous qui sommes magasins de proximité, avec des hommes et des femmes impliqués dans la vie de leur magasin et dans la vie locale.

FLD : Comment retrouver la confiance des consommateurs et relancer les ventes dans un contexte d'inflation ?

S.W. : Nous faisons notre maximum pour répondre aux besoins de nos clients, nous sommes là pour échanger, conseiller, orienter vers une consommation plus responsable. Il ne faut pas confondre le bio de nos magasins spécialisés et le bio des supermarchés, nous ne faisons pas le même métier. La GMS s’est infiltrée sur le secteur bio car il est porteur et surtout générateur de bénéfices. Pour nos adhérents, gérer un magasin bio, c’est une façon de vivre, une vocation, pas simplement un effet de mode.

 

FLD : Quelles stratégies Biomonde compte-t-il mettre en œuvre dans les prochains mois pour passer cette crise ?

S.W. : Depuis plusieurs mois, le réseau Biomonde Solidarité est au plus près de ses adhérents et soutient les magasins qui rencontrent des difficultés pendant cette période compliquée. Les animateurs réseau, les commissions, les équipes sont à l’écoute et disponibles pour les aider.

Le contexte actuel fragilise le commerce bio mais nous avons la chance de pouvoir compter sur la force d’un réseau, de ne pas être seul au quotidien pour faire face aux difficultés. C’est l’humain qui consolide nos commerces et qui sera le moteur du magasin de demain. C’est notre force chez Biomonde et nous en sommes fiers.

FLD : Quelle est la place des fruits et légumes dans l’offre des magasins Biomonde ?

S.W. : Le rayon fruits et légumes occupe une place primordiale dans nos magasins et pour nos clients. C’est un rayon essentiel qui est bien travaillé chez nos adhérents. Il est souvent alimenté en local avec des offres plus ou moins importantes en fonction des régions. Les adhérents développent de plus en plus leur offre en local et nous faisons tout pour les accompagner. Nos achats se font aussi via les grossistes pour répondre aux besoins des adhérents, en fonction des points de vente.

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