Univers tomates
Donner de la lisibilité à l’univers tomates

A l’approche du printemps, la tomate revient sur le devant de la scène en nous offrant ses couleurs éclatantes. C’est un produit où l’achat d’impulsion est important ; attirer le regard est donc essentiel. Mais l’offre est si large qu’il faut donner de la lisibilité au rayon et aider les consommateurs à s’y retrouver. Organiser la diversité entre une offre basique (rondes, grappes, charnues, allongées et cocktails) et une offre de petits fruits.
Maîtriser les coûts de production
La filière tomate continue la diversification, mais face au contexte concurrentiel et à la pression environnementale, le gros enjeu se situe en amont, dans la maîtrise des coûts de production. Les dépenses liées au chauffage représentent le deuxième poste en termes de coût après la main-d’œuvre. La hausse du prix des combustibles est préoccupante. Les producteurs se tournent vers des solutions alternatives pour baisser leur facture, elles diffèrent selon le lieu de production et les ressources en énergie environnantes. On trouve la géothermie (utilisation de l’eau chaude des nappes souterraines), la cogénération (utilisation de moteur à gaz qui produisent à la fois l’eau chaude utilisée pour la serre et l’électricité à vendre)… et le concept de la serre fermée. L’idée est d’exploiter la chaleur en surplus dans les serres en été et de la réutiliser en hiver, grâce à un système de climatisation réversible. Cette technique utilise l’eau souterraine contenue dans deux puits tampons et la réinjecte.
Stabilité des importations
La période transitoire de début d’année – de janvier à mars – est comblée en jouant sur la complémentarité des origines méditerranéennes. Les importations françaises avaient connu un certain accroissement il y a cinq ans, et se stabilisent depuis. Elles sont fournies à 90 % par le Maroc (35 000 t importées en février 2010) et l’Espagne (17 000 t). La compétitivité entre ces deux bassins de production est forte à cette période, bien que le Maroc soit en position dominante. L’offre de tomates marocaines est le plus souvent centrée sur les rondes, bien que les grappes augmentent en volume. Elle se complète avec les allongées, les cerises grappes, allongées et de couleur jaune, ainsi que les charnues. L’offre espagnole est identique. On trouve aussi sur le marché l’offre qualitative d’Israël (100 t) en tomates cerises rondes, grappes et allongées. La Tunisie (1 300 t) propose les tomates rondes et allongées. La Sicile (350 t) présente une gamme assez large avec les rondes, grappes, cocktails et charnues.