Facturation du lait : les OP reprennent en main les données de leurs adhérents dans l'Ouest
L'indépendance des OP vis-à-vis des acheteurs de lait peut s'accélérer grâce à la possibilité de récupérer directement les données qualité et volume issues des analyses de lait. Explications avec le cas de Poplait, association d'OP du grand Ouest.
L'indépendance des OP vis-à-vis des acheteurs de lait peut s'accélérer grâce à la possibilité de récupérer directement les données qualité et volume issues des analyses de lait. Explications avec le cas de Poplait, association d'OP du grand Ouest.

« Il a fallu presque trois ans depuis la première demande de Poplait pour obtenir la transmission directe par le laboratoire d'analyse, des données volume et qualité du lait, aux organisations de producteurs (OP). Depuis janvier, c'est effectif pour les données qualité. A compter du 1er mai, ce sera opérationnel pour les volumes, avec le laboratoire Mylab dans le grand Ouest », a exposé Benoît Quemeneur, vice-président de Poplait, lors de l'assemblée générale de l'association d'OP qui s'est tenue le 27 mars. Poplait représente neuf organisations de producteurs : APLBL, OP Saint Père, APBO, Ouest'Lait, Association des producteurs Triballat, Association des producteurs Rolland, OP Sill Malo, OP Vaubernier et APLBA. L'association représente environ 3600 exploitations laitières et 2,6 milliards de litres de lait sur 10 départements du grand ouest.
3 centimes d'euros les 1000 litres
Jusqu'à présent, le laboratoire d'analyse envoyait les données de chaque adhérent d'une OP directement à la laiterie, qui les transférait à l'OP. A présent, les données peuvent être envoyées directement à une OP. « C'est une grande avancée pour les OP, qui vont pouvoir monter en puissance sur la connaissance de leurs adhérents et de l'offre, mais aussi sur la facturation et la vente de lait », commente Fabrice Guérin, président de Poplait.
Le bémol est que ce transfert direct coûte 3 centimes d'euros les 1000 litres maximum à l'OP, un tarif négocié entre Poplait et Mylab pour trois ans. « Plus il y aura d'OP qui demanderont la récupération des données, plus le coût sera dilué par les volumes de lait concerné », encouragent les administrateurs de Poplait.