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Culture Viande : "Un modèle d'approvisionnement en pleine mutation"

"Chaos", "fuite en avant", ..Culture Viande réagit dans un communiqué à la situation de la filière bovine française face à la réduction de l'offre en Europe. Cette situation bienvenue pour les éleveurs est forcément très risquée pour les abatteurs.

© Culture Viande

Dans un communiqué du 8 mars 22, Culture Viande fait le diagnostic de la situation de la filière viande bovine française. "La filière bovine française saura t'elle résister au choc tarifaire suite à la réduction de l'offre en Europe ?" s'interroge l'organisation qui emploie le terme de "chaos" pour décrire la situation actuelle du marché.

L'envolée des cotations sur les dix premières semaines de l'année est en effet sans précédent. Culture Viande en cite la cause principale : la décapitalisation du cheptel allaitant depuis cinq ans et une rupture de l'offre du cheptel laitier particulièrement marquée depuis le début de l'année. Actuellement, les viandes industrielles manquent, et ce pourrait être le cas demain pour les viandes de qualité.

Un modèle d'approvisionnement en pleine mutation

"Dans l'immédiat, Egalim ou pas, les abatteurs transformateurs initient, accompagnent la hausse en amont et se préoccupent du sourcing de demain sur un modèle d'approvisionnement en pleine mutation".

Pour l'organisation, la cueillette doit laisser place "à une sécurisation des approvisionnements, une contractualisation amont plus ou moins large où coûts de production, état du marché (offre/demande) et équilibre carcasse sont les variables à intégrer."

Par contre vis-à-vis de leur aval, l'équation prix ne sera pas simple à traiter selon Culture Viande et "se fera dans la douleur."

Des négociations "dans la douleur" avec l'aval

"Egalim1, Egalim2, c'est même combat, même impasse et toujours les pires difficultés pour répercuter aussi bien la hausse des coûts industriels que la revalorisation des matières premières agricoles" fait savoir Culture Viande.

Pour Culture Viande, il est encore temps de prendre les bonnes mesures pour limiter les dégâts.

  1. En réclamant d'abord aux politiques une démarche claire et libérée des contraintes politico-réglementaires sur l'élevage. "Transférer les jeunes animaux en Italie et en Espagne n'est plus acceptable " lache au passage Culture Viande.   
  2. Et en faisant en sorte que la valeur se répartisse de façon à ce que chaque maillon assume sa responsabilité : "les éleveurs en maintenant leur production en volume comme en qualité au sommet de l'Europe, les abatteurs transformateurs en valorisant sans faiblesse le travail de ses apporteurs et s'arc-boutant sur la défense du prix de la viande, et le commerce en comprenant les enjeux stratégiques économiques et sociétaux" explique Culture Viande. "Au risque de briser la chaine de production." 

 

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