Elevage bovin : onze fournisseurs de robots d’alimentation
L’automatisation de l’alimentation n’a pas encore fait sa place dans les élevages bovins viande, malgré une offre en robots qui propose différentes approches permettant de s’adapter à différentes rations et configurations de bâtiments.
L’automatisation de l’alimentation n’a pas encore fait sa place dans les élevages bovins viande, malgré une offre en robots qui propose différentes approches permettant de s’adapter à différentes rations et configurations de bâtiments.



Le marché du robot d’alimentation s’est étoffé au fil des ans. Si les premiers automates utilisaient des wagons suspendus à des rails ou un convoyeur implanté au-dessus des cornadis, la plupart des récentes réalisations se concentrent sur des engins électriques (mélangeurs ou non) sur roues, guidés par des éléments fixés au sol (fil, bande métallique, aimants) ou par un Lidar (détection et télémétrie par la lumière) pour les plus récentes réalisations. Parcourant des trajectoires personnalisables, ces automates s’adaptent plus facilement à des configurations à plusieurs stabulations et sont évolutifs en cas de construction d’un nouveau bâtiment. Constructeur le plus en vue avec son Vector, Lely s’illustre par sa cuisine équipée d’un grappin de chargement. Son robot de 2 m³ qui réalise à la fois le mélange et la distribution, trouve toutefois ses limites pour distribuer des rations fibreuses. Un second automate sera nécessaire pour de grands effectifs.
Une cuisine plus ou moins complexe
Solution plus complexe et onéreuse, mais pouvant offrir davantage de capacité au robot, la cuisine dotée de tables de stockage est la stratégie retenue par une majorité de constructeurs. Celle-ci alimente soit directement le robot qui mélange et distribue, soit une mélangeuse à poste fixe associée à un robot distributeur. La seconde alternative permet d’optimiser le débit de chantier du robot en dissociant le mélange de la distribution. Il est toutefois envisageable d’opter pour un robot mélangeur distributeur de plus grosse capacité, comme le propose par exemple Trioliet avec son tout récent Triomatic WP 2 600. À noter qu’un automate alimenté par des batteries aura moins d’autonomie que son équivalent relié à un rail électrifié.
Des solutions pour automatiser le désilage
Dernier point de différenciation, l’automatisation du désilage n’est proposée que par deux constructeurs. Boumatic, qui distribue sous sa marque la solution du constructeur autrichien Wasserbauer, propose un élévateur mobile positionné devant le front d’attaque du silo. Celui-ci utilise une fraise pour désiler le fourrage, qui est ensuite acheminé dans le wagon mélangeur distributeur. Dans le cas d’une ferme utilisant plusieurs silos simultanément, ce système contraint à disposer d’un dispositif pour chaque front d’attaque. Kuhn a pris le chemin inverse en limitant le plus possible l’ajout d’infrastructures dédiées au robot en développant sa désileuse mélangeuse automotrice autonome Aura.
