Aller au contenu principal

Sommet de l'élevage : 400 charolais font leur promo dans le ring du zénith d’Auvergne

  La Charolaise était pour la quatrième fois la race à l’honneur à l’occasion du Sommet de l’élevage. L’occasion de mettre en avant tous ses différents atouts auprès des quelques 105 000 visiteurs professionnels qui ont arpentés les allées de ce salon.

Pratiquement 400 animaux charolais présentés par 211 élevages représentant 37 départements ont participé au dernier Sommet de l’élevage qui s’est déroulé du 4 au 7 octobre dernier à Cournon. L’Allier, la Nièvre et la Saône et Loire ont réuni à eux seuls un gros tiers de ce contingent tandis le département de l’Allier s’est tout particulièrement distingué avec 20% des animaux engagés.

Avec des taureaux adultes affichant pour la plupart entre 1 200 et 1 500 kg et des vaches frisant ou dépassant allègrement la tonne, les meilleurs représentant de la race impressionnaient par leurs volumes et leurs puissantes ossatures associés à un calme olympien.

Autant d’animaux parfaitement dressés et extériorisant pour la plupart un haut niveau d’état, lequel pouvait laisser songeur sur le coût que représente la préparation de ces animaux en prévision de ce type de concours. Surtout quand on connait l’évolution du prix des céréales et des tourteaux au cours de ces derniers mois !

Remontée des tarifs de la viande et du maigre

Concours oblige, les éleveurs semblaient quelque peu ragaillardis par la remontée des tarifs de la viande comme du maigre, laquelle a été assez sensible pour le bétail charolais au cours de ces douze derniers mois. Un optimisme à relativiser compte tenu des évolutions du prix de tous les différents intrants qui renchérit d’autant les coûts de production.

Et Sébastien Cluzel, président du herd-book de saluer la très bonne mobilisation des éleveurs pour cet évènement de promotion raciale avec près de 500 candidatures d’animaux pour 380 places. « Pour moi, il n’y a pas de meilleur endroit pour mettre en avant nos animaux. C’est vraiment un très bel écrin. Et surtout je ne connais en France pas d’autres salons où il est possible de rencontrer autant de délégations étrangères, lesquelles peuvent être autant d’acquéreurs potentiels pour nos animaux. On reviendra dès que l’on pourra ! »

Une majorité de bovins « cornus »

Alors que les animaux encore pourvus de leurs cornes sont de moins en moins fréquents dans la plupart des élevages français, le front de la plupart des reproducteurs charolais présentés à Cournon étaient encore pourvu de ces deux attributs, attestant que la plupart des sélectionneurs participant aux concours restent attachés à leur présence alors que depuis belle lurette ces cornes ne sont d’aucune utilité. A signaler toutefois la présence de quelques animaux génétiquement sans cornes en particulier dans les sections des animaux de moins de deux ans.

Beaucoup de jeunes éleveurs potentiels

Pyramide des âges des éleveurs allaitants oblige, il a beaucoup été question tout au long des quatre jours du Sommet de l’élevage de l’urgence de conforter le nombre d’installations en systèmes allaitant pour compenser la vague en cours des départs en retraite.

Et à cet égard le nombre de jeunes éleveurs ou même d’enfants et d’adolescents qui ont aidé à présenter les animaux issus des élevages familiaux tout au long de ce concours portait à lui seul une belle note d’espoir. La passion ne fait pas tout pour devenir chef d’exploitation, mais sans cette passion il est illusoire d’envisager une installation.

Vente aux enchères décevante

La principale fausse note de ce grand rendez-vous concerne une vente aux enchères décevante, laquelle avait manifestement été insuffisamment préparée ou avec une sélection d’animaux pas forcément en phase avec les attentes des acheteurs potentiels, puisque seuls quatre des onze taureaux proposés ont trouvé preneurs à des tarifs (de 4 100 à 7 600 €) somme toute assez modestes pour une vente organisée à l’occasion de ce type d’évènement.

Et Sébastien Cluzel d’invoquer un choix d’animaux pas idéalement en phase avec ce qui est recherché par un public de sélectionneurs. Les taureaux sélectionnés correspondaient davantage à ce qui est recherché par des éleveurs ne faisant forcément pas partie de la base de sélection. Lesquels auraient rechigné à prendre un boitier pour participer dans le contexte un peu particulier d’une vente sous les projecteurs d’une salle de spectacle.

Surtout dans la mesure où ces éleveurs savent que des animaux de ce type, offrant certaines garanties pour le poids naissance de leur progéniture à venir sont disponibles dans certains élevages mais également dans les différentes stations d’évaluation.

Pour autant le commerce aurait été assez actif dans les travées, en particulier pour des taureaux de 18 mois à même d’être utilisés dès cet automne sur un nombre conséquent de femelles. Un certain nombre d’entre eux auraient changé de main à cette occasion.

Lire aussi  : Sébastien Cluzel, Président du herd-book Charolais « Il faut être en phase avec les évolutions du marché »
Pour revisionner en replay le concours Charolais, c’est ici.

 

Les plus lus

Décapitalisation : une baisse du cheptel-mère de 20 % à horizon 2030 aurait des conséquences quasi irréversibles « bien au-delà des fermes »

Dans le cadre des Matinales de la Recherche tenues le 18 mars à Paris, la société de conseil Ceresco a projeté, pour le compte…

<em class="placeholder">Florent Meliand, sélectionneur et éleveur de Limousines en système naisseur à Saint-Ulphace (Sarthe)</em>
Florent Méliand, éleveur de limousines dans la Sarthe : « Mon objectif est d’en faire des ruminants le plus tôt possible »

Rationaliser les coûts, Florent Méliand, à Saint-Ulphace dans le pays du Perche sarthois, l’a toujours intégré dans sa logique…

<em class="placeholder">Vache Aubrac couchée sur une logette.</em>
Bâtiment d'élevage : « Nos vaches aubrac s’accommodent bien aux logettes conçues pour les laitières »

À l’EARL des Bachoux, à Valuejols dans le Cantal, soixante-dix vaches aubracs ont remplacé depuis 2022 les montbéliardes dans…

<em class="placeholder">Flavien et Benoit Lecler, agriculteur à Ouville dans la Manche, devant la Remorque autochargeuse Pöttinger Jumbo 7210 Combiline de la Cuma L&#039;Entraide d&#039;Ouville dans la ...</em>
« Nous avons investi en Cuma dans une remorque autochargeuse d’occasion pour accéder à une machine performante, tout en limitant le coût de revient »

Dans la Manche, la Cuma d’Ouville a fait le choix d’investir dans une remorque autochargeuse d’occasion. Cette démarche permet…

<em class="placeholder">Florent Meliand, sélectionneur et éleveur de Limousines en système naisseur à Saint-Ulphace (Sarthe)</em>
Sélection génétique : « J’utilise jusqu’à 40 taureaux d’IA dans mon plan d’accouplement »

Florent Méliand, situé dans le pays du Perche sarthois, mène un troupeau de deux cents mères limousines. Il s’appuie sur l’…

autochargeuse recolte herbe
« Nous avons investi dans une remorque autochargeuse pour mieux valoriser les prairies »

Depuis qu’ils ont investi dans une remorque autochargeuse, Jean-Noël Voiseux et son fils Antoine, situés à Fleury dans le Pas-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande