Aller au contenu principal

Auvergne
Les campagnols pullulent


Déjà, à l´automne dernier, les observations de terrain laissaient entrevoir une nouvelle infestation de campagnols terrestres dans les prairies auvergnates. Il se confirme en cette fin d´hiver que la région est rentrée dans un nouveau « pic de cinq ans » qui devrait durer jusqu´au printemps prochain, comme l´indique Corinne Martins de la Fédération régionale des groupements de défense (FRGDON). Certaines communes du Cantal notamment sont particulièrement touchées. Des prairies entièrement dévastées sur lesquelles rien ne pourra être récolté ce printemps. Et bien sûr, il n´est plus question de traitements chimiques sur ces parcelles car les seuils d´infestation au-delà desquels il est interdit d´intervenir, sont largement dépassés. Le département a obtenu une dérogation pour ressemer des prairies engagées en PHAE. Cette pullulation « pose le problème de la lutte collective qui n´est pas suffisante », constate Christophe Chabalier, technicien dans le Cantal.
Les observations sur les prairies auvergnates indiquent une nouvelle infestation des campagnols terrestres. ©B. Griffoul

A l´échelle de l´Auvergne, les attaques sont assez inégales selon les communes et mêmes les parcelles. « Dans la plupart des cas, il est encore temps de traiter pour sauvegarder la récolte, indiquait Corinne Martins mi-mars, mais il ne faut pas tarder à organiser le plan de lutte, tant que l´herbe n´a pas poussé, car au printemps, le campagnol se reproduit très vite. Il est important aussi de détruire les taupes car les campagnols utilisent leurs galeries. » Elle attire aussi l´attention sur l´obligation de n´utiliser que les produits homologués, via les groupements de défense, pour des questions d´efficacité et de coût, mais aussi eu égard à la conditionnalité des aides PAC.

Les plus lus

<em class="placeholder">« Toutes les rations sont revues chaque année, une fois tous les fourrages récoltées et leur composition évolue en fonction des opportunités d&#039;achats de sous-produits ...</em>
Engraissement : « Chaque broutard acheté m'a permis d'obtenir une marge nette de 120 euros »

Thomas Rondier, à la tête d’un système naisseur-engraisseur avec achat dans le Cher, est parvenu au cours des cinq dernières…

<em class="placeholder">Kathleen Brémont et Stéphane Le Moigne, à la tête d’un troupeau de 170 mères Angus à Ver dans la Manche</em>
Abattoir à la ferme : « De leur naissance jusqu’à l’abattage, nos bovins ne quittent jamais leur lieu de vie »

C’est une première en France. Kathleen Brémont et son compagnon Stéphane, à la tête d’un troupeau de 170 mères Angus à Ver…

<em class="placeholder">engraissement de jeunes bovins </em>
Engraissement des broutards : quelles sont les opportunités de marché à saisir ?

En France, les cours porteurs de la viande, le développement de la contractualisation et les soutiens au financement ont …

champ de triticale essais variétaux
Céréales en élevage bovins viande : le triticale a quarante ans et toujours tous ses atouts

Rustique, productif en paille, peu sensible à l'acidité, le triticale est plébiscité par les éleveurs.

balle ronde paille chargement pailleuse
Astuce d’éleveur : « Je travaille en sécurité grâce à un support de chargement des balles dans la pailleuse et une tablette d’écornage »

Patrick Feuillet, à Mont-Saint-Jean dans l’Aisne, élève seul 80 mères charolaises. Pour travailler en sécurité, il multiplie…

<em class="placeholder">Nicolas Urbain naisseur engraisseur en race limousine dans la Creuse</em>
Engraissement : « Mon autonomie est poussée un cran plus loin »

Nicolas Urbain, situé dans la Creuse, ne laisse rien partir en maigre. En 2023, la marge brute de son atelier viande frôle 157…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande