Biosécurité : tous concernés, même les petits élevages de porcs
L’État a financé en 2025 des formations d’auditeurs biosécurité et la réalisation d’audits sur la biosécurité dans les élevages de porcs de petites tailles et dans les élevages de sangliers. L’objectif est de réduire les risques d’introduction du virus de la Fièvre porcine africaine dans ces élevages.
L’État a financé en 2025 des formations d’auditeurs biosécurité et la réalisation d’audits sur la biosécurité dans les élevages de porcs de petites tailles et dans les élevages de sangliers. L’objectif est de réduire les risques d’introduction du virus de la Fièvre porcine africaine dans ces élevages.
Afin de renforcer l’application des mesures de biosécurité sur le terrain, le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt a financé en 2025 une action d’envergure pour renforcer la biosécurité dans les élevages de petites tailles n’ayant jamais eu d’audit de biosécurité. Ce dispositif inédit a permis la sensibilisation de certains éleveurs à la biosécurité et une prise de conscience des risques. Il a également permis de renforcer le réseau de vétérinaires et de conseillers capables d’intervenir pour accompagner les éleveurs de porcs sur la biosécurité. Ce dispositif a été coordonné par l’Association Nationale Sanitaire Porcine (ANSP), en lien avec l’Ifip pour l’organisation, la coordination et la réalisation des formations et la société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) pour la communication auprès des vétérinaires.
Formations en visio et e-learning
Près de 300 personnes dont 200 vétérinaires ont été formés à la biosécurité et à la réalisation de l’audit Pig Connect Biosécurité par des vétérinaires Ifip et SNGTV au cours de 41 sessions de formation organisées en visioconférence. 236 personnes dont 105 vétérinaires ont également pu se former grâce à un module d’e-learning en libre accès. Plus de 300 vétérinaires, dont beaucoup non spécialisés en production porcine, sont désormais opérationnels pour accompagner les éleveurs et l’administration en cas de survenue d’un cas de FPA en France. Cette action a également permis la réalisation de 1 853 audits Pig Connect Biosécurité en un an. 1 853 éleveurs de porcs ont ainsi bénéficié d’un état des lieux du niveau de biosécurité de leur élevage et de conseils pour mieux protéger leurs animaux vis-à-vis de plusieurs maladies, notamment de la fièvre porcine africaine, par la mise en place de mesures de biosécurité externes adaptées. Parmi les élevages audités, 835 ont un accès plein air. Ils représentent 45 % des sites d’élevages audités Ces audits ont été majoritairement déployés par les vétérinaires, puis avec le renfort de conseillers en biosécurité des différentes organisations professionnelles agricoles (organisations de producteurs, GDS, interprofessions régionales porcines, associations régionales sanitaires porcines, chambre d’agriculture, etc.) sur les quatre derniers mois de l’année. Les résultats des audits ont mis en avant un niveau de biosécurité dans ces élevages plus faible que dans ceux audités hors marché public (source ANSP). Cela montre l’intérêt de ce dispositif et la nécessité de poursuivre l’accompagnement biosécurité auprès de tous les élevages, en particulier ceux de petite taille.
Isabelle Corrégé (Ifip) et Mylène Petit (ANSP)
Côté web
Pour plus d’information sur la biosécurité, rendez-vous sur le site biosécurité de l’Ifip.