Appui à l´élevage cunicole
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Appui à l´élevage cunicole
Une convention départementale relative à l´instruction et au suivi des dossiers d´installation ou de création d´atelier en production cunicole a été signée vendredi.
Si la production de lapins commence à peser d´un certain poids et continue à se développer, les candidats à la création d´élevages souffrent d´un manque d´organisation au niveau de leur accompagnement et de l´absence de références technico-économiques objectives. C´est du moins le constat qu´a fait le groupe "diversification" des Jeunes agriculteurs qui a donc entrepris de mobiliser tous les partenaires pour chercher des solutions. Vendredi, il a signé avec eux une convention qui formalise les modalités d´accompagnement des éleveurs qui souhaitent se lancer dans cette production.Un suivi organisé et des référencesCette convention codifie d´abord la phase d´instruction et de suivi des dossiers d´installation ou de création d´ateliers : le candidat sera orienté vers la Chambre d´agriculture qui élaborera un diagnostic ensuite soumis au Gepacc (analyse de la faisabilité et de la cohérence du projet). Puis les partenaires effectueront une visite commune auprès du futur éleveur avec la Chambre d´agriculture et l´Adasea, qui sera enfin chargée du montage l´Epi (Etude prévisionnelle d´installation). Elle utilisera pour cela un référentiel technico-économique qui a été élaboré par le même groupe de travail."Nous manquions jusque là de repères technico-économiques précis et objectifs pour instruire ces dossiers", témoigne Michel Lacoste, président de l´Adasea, en remarquant que ces projets mobilisent aujourd´hui des investissements importants et que cet outil permettra d´améliorer la qualité du conseil à l´agriculteur. Car la profession agricole souhaite encourager le développement de ce type de diversification, peu utilisatrice d´espace et créatrice d´emplois, ont insisté Antoine Croutes et Louis-François Fontant, respectivement présidents des JA et de la Chambre d´agriculture."Une production très intéressante"Les fournisseurs d´aliments, qui ont participé à la démarche, encouragent eux-mêmes le développement de cette production. "Il y a en France un déficit de production important, et c´est un élevage qui permet de dégager des revenus très intéressants, avec des variations d´une année sur l´autre comparativement moins grandes que pour d´autres productions hors sol", a ainsi déclaré Pierre Barthélémy, directeur de la SA Jambon. Pour lui, le nouveau référentiel technico-économique pourra d´ailleurs être un outil de promotion du métier de cuniculteur, tandis que la démarche commune entreprise autour de cette production pourrait être mise à profit pour engager un travail en filières et identifier les produits. En ce sens, Marie-Claude Delort, présidente du groupe "diversification" des JA, a indiqué que les partenaires se retrouveront tous les ans pour mettre à jour le référentiel et évaluer la politique mise en oeuvre."Nous voulons continuer à installer", a répondu en écho Annie Pigot, présidente du Gepacc (Groupement des éleveurs de produits avi-cunicoles du Cantal), en indiquant que le groupement compte 31 adhérents et enregistre de 3 à 5 créations d´ateliers par an. Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 26 mars 2003.