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Angélique Delaire, administratrice de la Fédération Nationale Bovine et membre du conseil d'Interbev section veaux de boucherie

Pour Angélique Delaire présente à La Baule : «L’état des lieux de la filière, les rencontres avec les acteurs et visiteurs internationaux ont donné lieu à un florilège d’idées novatrices qu’il serait bon de creuser»
Pour Angélique Delaire présente à La Baule : «L’état des lieux de la filière, les rencontres avec les acteurs et visiteurs internationaux ont donné lieu à un florilège d’idées novatrices qu’il serait bon de creuser»
© M. Comte

Que retenez-vous de ce symposium ?

Beaucoup de questions ont été posées durant deux jours et toutes n’ont pas trouvé de réponse. De nombreuses idées ont été émises par les différents acteurs pour faire évoluer et progresser notre filière. Il faudrait un après symposium pour travailler ensemble sur les différents aspects évoqués et faire que ce rendez-vous ait une suite. Ensuite, en tant qu’éleveuse de veaux, je trouve qu’il est gratifiant de rencontrer toutes ces personnes, françaises et étrangères, qui gravitent autour de notre production.

 

La relance de la consommation de viande de veau a été, semble-t-il, au cœur des débats ?

C’est la première préoccupation de la filière. Il apparaît clairement qu’aujourd’hui, les consommateurs veulent des produits répondants à leurs exigences. Durant le symposium, François Mulette, artisan boucher et meilleur ouvrier de France, nous a montré à quel point il était facile et rapide de cuisiner le veau. Le tout est d’avoir un produit adapté et la filière travaille à cela depuis plusieurs années. Nous avions créé un partenariat avec les bouchers pour proposer des hachés de veaux. Les clients étaient conquis au point de faire l’impasse sur le haché de bœuf. Maintenant, pourquoi ne pas proposer des émincés, des carpaccios ?

 

L’image qu’ont les consommateurs de cette viande semble également avoir une grande importance dans leurs habitudes d’achat ?

La viande de veau est perçue comme un produit de fête, au même titre que les huîtres par exemple, alors qu’elle peut être cuisinée tous les jours. Seuls les consommateurs de plus de 50 ans achètent régulièrement de la viande de veau. Le prix peut-être un frein mais c’est surtout, encore une fois, le produit qui n’est pas adapté à la demande. Les paupiettes, la blanquette… sont accessibles financièrement mais demandent beaucoup de préparation. Notre communication sur la viande de veau sera bien plus efficace lorsque le produit correspondra aux exigences du consommateur.

 

Ce dernier est d’ailleurs de plus en plus attentif aux conditions d’élevage. La question du bien-être animal est-elle également une priorité pour la filière ?

Oui et cela l’a toujours été malgré ce qu’en disent certains ! Tous les éleveurs le savent, un animal bien traité est un animal qui est en meilleure santé et qui produit plus. Nos méthodes de travail vont dans ce sens sans oublier le confort de l’éleveur. Les nouvelles technologies nous apporteront sans nul doute des réponses adaptées à nos conditions et exigences de travail.

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