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« Bellavol aurait besoin d’augmenter son potentiel de production de volailles de chair de 40 000 m2 d’ici deux ou trois ans »

Face aux prévisions de consommation à la hausse, Bellavol recherche des éleveurs et éleveuses pour produire du poulet, de la dinde et aussi de la pintade.

Fin 2024, l’organisation de production Bellavol, filiale de LDC Amont, a organisé une journée en Vendée dans un bâtiment neuf poulet-pintade, à laquelle étaient invités les 250 éleveurs de poulets, dindes, canards de Barbarie et pintades du groupement. Objectif : attirer de nouveaux éleveurs et éleveuses vers la production de poulet, dinde et pintade.

« Au-delà du renouvellement des générations, qui s’établit en France à 4 %, Bellavol aurait besoin d’augmenter son potentiel de production de 40 000 m2 d’ici deux ou trois ans, indique Sébastien Niort, responsable de Bellavol. Nous menons des actions pour intéresser les jeunes, en lien avec l’École supérieure d’agriculture d’Angers et les certificats de spécialisation avicoles (CS) de l’Ireo des Herbiers et du lycée Les Sicaudières à Bressuire. Il y a actuellement beaucoup de projets de reprises de site et de constructions. »

 

 
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Nadège, Jennifer, Sandrine (chez qui s'est déroulée la journée) et Nicole, élèvent toutes du poulet et de la pintade. Elles ont témoigné de leur installation récente. © V. Bargain

Le groupement cherche notamment à intéresser les femmes, plus nombreuses que les hommes à s’installer avec Bellavol, mais avec moins de bâtiments. « Après dix-huit ans dans le maraîchage, je me suis installée en 2020, a témoigné Sandrine Rambaud, éleveuse au Poiré-sur-Velluire (85), qui accueillait la journée. Être éleveuse de volailles demande de la technicité et des compétences de cheffe d’entreprise. Je suis bien accompagnée et je n’ai aucun regret. » « La volaille permet de concilier vie familiale et vie professionnelle, ajoute Sébastien Niort. Grâce à la mécanisation, il y a de moins en moins de tâches physiquement pénibles. Et le groupement accompagne les éleveurs et les éleveuses. »

De la pintade dans des bâtiments récents

La journée mettait en avant l’intérêt de produire de la pintade dans des bâtiments neufs, en alternance avec du poulet ou de la dinde. « La pintade est historique chez Bellavol, rappelle Sébastien Niort. Depuis dix ans, la production s’est développée pour approvisionner l’abattoir LDC Guillet. Avec la crise, la consommation a diminué, du fait d’un prix plus élevé que du poulet. Mais selon nos prévisions, il faudrait assez rapidement que nous augmentions notre potentiel de production de 20 à 30 %. »

S’y ajoute la saisonnalité de la consommation qui implique un besoin plus élevé sur le deuxième trimestre, notamment pour les fêtes de fin d’année. « En moyenne, Bellavol produit 40 000 pintades par semaine, précise Sébastien Niort. En fin d’année, le besoin s’élève à 120000 à 130 000 pintades par semaine. » Le groupement mise sur de la pintade dans les bâtiments neufs. « La pintade, considérée comme proche du gibier, est souvent élevée dans d’anciens bâtiments, en ventilation statique, constate le responsable de Bellavol. Mais il est possible d’obtenir de meilleures performances dans des bâtiments neufs prévus pour le poulet. »

Assurer une coupure sanitaire

« La pintade élevée en alternance avec du poulet et/ou de la dinde présente de nombreux avantages, a souligné Camille Bourrier-Clairat, cheffe produit pintade et coquelet chez Amont LDC. Les pathogènes de la pintade étant différents de ceux du poulet et de la dinde, alterner un lot de pintades entre deux lots de poulets ou de dindes permet de faire une coupure sanitaire dans le bâtiment. Cela peut aussi permettre de réduire la durée des vides sanitaires quand ils s’allongent en poulet ou en dinde. »

Un autre atout encore de la pintade est qu’elle implique moins d’interventions que les autres espèces. « La pintade nécessite surtout de l’observation, mais il n’y a pas de repaillage, pas de vaccination… ce qui libère du temps pour les cultures ou les autres bâtiment», précise Camille Bourrier-Clairat. La pintade produisant des fientes sèches, grattant le sol et ne gaspillant pas l’eau comme la dinde, il n’est en effet pas nécessaire de repailler. Enfin, la mortalité est limitée. « La pintade élevée en alternance dans des bâtiments neufs intéresse à nouveau des éleveurs, assure Sébastien Niort. Le modèle le plus courant est un bâtiment polyvalent de 1 800 m². Les seuls investissements supplémentaires sont l’ajout de perchoirs, d’antiperchage et de barrières de séparation. Le fait que les bâtiments soient en lumière naturelle ne pose pas de problème. »

 

Du matériel qui facilite le travail

 
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Les brouettes électriques facilitent le transport de charges et sont utilisables pour de nombreuses tâches. © V. Bargain

Les fabricants proposent désormais de nombreux équipements qui facilitent l’élevage de volailles, avec de plus en plus d’équipements électriques, plus simples d’utilisation et moins bruyants.

La société ECS exposait notamment son automotrice de paillage Paille-Avic, ainsi que sa brouette électrique Ali e Mob qui facilite la distribution de l’aliment démarrage des poussins et des granulés de paille.

Boissinot présentait une brouette électrique, un exosquelette qui soulage les épaules et le dos dans les tâches répétitives, un aérateur de litière et du matériel facilitant l’entretien des abords de bâtiments (robot de tonte, tracteur tondeuse, broyeur à batterie…).

Materlap exposait une nouveauté : des barrières de séparation en aluminium, beaucoup plus légères que les barrières en acier galvanisé.

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