Aller au contenu principal

Utilisez-vous 100 % de tourteau de colza au robot de traite ?

Pour répondre à un cahier des charges ou par conviction, êtes-vous en 100 % colza au robot ?

Utilisez-vous 100 % de tourteau de colza au robot de traite ?
© C. Pruilh - Archives
 

Bruno Poupart, en SCEA dans le Maine-et-Loire

NON

 

 
Bruno Poupart, en SCEA dans le Maine-et-Loire
Bruno Poupart, en SCEA dans le Maine-et-Loire © C. Pruilh - Archives
Nous n’avons pas de cahier des charges particulier, donc nous mettons plus ou moins de tourteau de colza au robot (Delaval) selon les prix du tourteau de colza et du tourteau de soja, en matière première. En 2021, le prix du soja est devenu plus intéressant que celui du colza (inférieur de 1,4 fois). Nous nous sommes couverts en soja à un prix intéressant jusqu’à la fin de l’année (365 €/t hors transport). Pour être bien informés, nous sommes abonnés à un conseil « mes marchés » de la chambre d’agriculture. Notre courtier nous a aussi proposé un camion de canola à la place du colza. Le canola est plus riche et très appétent ; cela revient moins cher au kilo de protéine. Il se présente en poudre, comme notre tourteau de colza habituel.

 

Franck Trotin, en Gaec dans la Sarthe

OUI

 

 
Franck Trotin, en Gaec dans la Sarthe
Franck Trotin, en Gaec dans la Sarthe © F. Trotin
Nous sommes en filière non-OGM, donc tout le correcteur azoté au robot, c’est du tourteau de colza ! Nous travaillons en matière première en l’état. Nous avons deux stalles Lely de 2016. Sur une des stalles, la distribution a un diamètre plus petit (100 mm) que sur l’autre (200 mm). J’ai fait une modification car le concentré se bloquait au niveau de la trappe. Sur l’autre stalle, le tourteau passe bien mais nous contrôlons quand même régulièrement. Par rapport aux correcteurs du commerce, les quantités ont augmenté de +20 à +25 % car le colza est moins riche en MAT. Vu les fluctuations de prix, l’important est de suivre les cours et de bloquer un contrat quand le prix est intéressant. Aujourd’hui, je dirais qu’il faut un tourteau à moins de 300-330 €/t pour que ce soit viable économiquement.

 

Christian Tarrisse, en Gaec dans l’Aveyron

NON

 

 
Christian Tarrisse, en Gaec dans l'Aveyron
Christian Tarrisse, en Gaec dans l'Aveyron © Gaec Tarrisse
Nous sommes en AOP cantal, donc en filière non-OGM, et nous souhaitons passer en 100 % colza. Par ici, le tourteau de colza matière première est disponible en gros bouchon. Or, notre robot Lely (A4 de 2013) n'est pas adapté pour cette présentation. Et la concession Lely ne nous a pas proposé d’adaptation. Du coup, nous achetons un granulé du commerce composé à 80 % de colza et à 20 % de soja non-OGM. Cela représente un surcoût de 50 à 60 €/t par rapport à un tourteau de colza matière première. Un jeune vient de s’installer sur la ferme et nous voulons investir dans un deuxième robot. Le système de distribution de l’aliment au robot sera un des critères de choix du futur robot.

 

Julien Lepeltier, en Gaec dans la Sarthe

OUI

 

 
Julien Lepeltier, en Gaec dans la Sarthe
Julien Lepeltier, en Gaec dans la Sarthe © J. Lepeltier
Même avant d’entamer notre conversion en filière non-OGM, nous étions en 100 % colza au robot (deux stalles Delaval de 2012) depuis quatre ans. Par conviction pour une matière première originaire de France ou d’Europe, et parce que pendant longtemps le colza était économiquement plus intéressant que le soja. Nous n’avons jamais constaté une moindre performance technique (Holstein à 9 500 l/VL). Le tourteau de colza est acheté soit en bouchons, soit en l’état. Le concessionnaire Delaval nous a installé le diamètre de vis le plus gros (9 cm intérieur). Vu le rapport de prix soja/colza en 2021, juste avant d’entrer en conversion non-OGM, nous avons pris deux ou trois livraisons de tourteau de soja OGM. Malheureusement, aujourd’hui, nous ne sommes pas assez couverts en colza. Vu les prix, pour en économiser un peu, nous mettons des drêches à l’auge.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">vache équipée pour mesure de courant électrique continu</em>
Courants parasites : un prototype embarqué sur vache laitière permet de mesurer en continu les courants perçus par l’animal

Les méthodes actuelles de diagnostic électrique, en élevage, ne permettent des mesures qu’à un instant t. C’est pourquoi un…

<em class="placeholder">Nicolas Legentil, éleveur normand et co-président de l’AOP FMB Grand Ouest et Normandie</em>
« J’ai deux acheteurs, Lactalis et Savencia, deux tanks mais seul le camion Eurial me collecte dans le Calvados »

Bloqué dans son développement par un contrat avec Lactalis pénalisant tout dépassement, Nicolas Legentil, éleveur laitier dans…

Cyril Mignon, éleveur laitier dans le Finistère
Monotraite partielle : « À 10h30, l’astreinte de la journée est terminée dans mon élevage laitier du Finistère »

Réduire l’astreinte tout en palliant les annuités liées à son installation, c’est un challenge qu’aimeraient voir aboutir…

<em class="placeholder">Vincent Guérin, éleveur dans le Calvados</em>
Courants parasites en élevage : « Le problème venait de mes racleurs dans le Calvados »

À l’EARL de la Pérouze, dans le Calvados, les soucis de courants parasites ont commencé en 2012. L’année d’implantation de…

<em class="placeholder">Alice Nothhelfer, vétérinaire consultante</em>
Abreuvement : « Le manque d’eau freine la production dans neuf élevages sur dix »
L’incidence d’un apport d’eau insuffisant sur les performances et la santé des vaches reste souvent peu palpable en élevage.…
Carte de la répartition des foyers déclarés de FCO 3 en France, à date du 13 mars 2025.
FCO 3 : moins de 100 foyers en une semaine et libre circulation des bovins sur le territoire national

À date de jeudi 13 mars 2025, le ministère de l'Agriculture annonce 10 410 cas de fièvre catarrhale ovine sérotype 3. La…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière