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Moisson 2024 : plus de la moitié des surfaces de pois d'hiver français non récoltables dans la grande région Nord, alerte la FOP

Les intempéries ont fortement dégradé les pois d'hiver en France. La FOP (Fédération des producteurs d’oléoprotéagineux) tente de trouver des solutions pour préserver la culture dans les années à venir.

© Didgeman-Pixabay

La Fédération des producteurs d’oléoprotéagineux (FOP) alerte sur les conditions de culture catastrophiques de pois d'hiver en France, dans un communiqué du 24 juillet. « Un hiver et un printemps battant des records climatiques de chaleur et d’humidité, des semis très tardifs impactés par des précipitations constantes, une pression maladie ayant pris au dépourvu de nombreux producteurs… sont autant de facteurs ayant conduit à ce que des parcelles de pois d’hiver soient détruites ou ne soient pas récoltables », détaille un communiqué.

« Pour l'ensemble du pays, 60 % de la sole a été touchée par les intempéries », indique Thibaut Ledermann, responsable des relations terrain de la FOP.

 Thibaut Ledermann, responsable des relations terrain de la FOP, va plus loin : « On sait que pour la grande région Nord, c'est 60 % des surfaces qui ne sont pas récoltables. Pour l'ensemble du pays, 60 % de la sole a été touchée par les intempéries ». Attention : touché par les intempéries ne veut pas forcément dire non récoltable. Aucun chiffre au niveau national n'a pu être collecté quant à la proportion précise de surface perdue. 

Lire aussi : "Moisson 2024 : le rendement en blé tendre français serait-il surévalué par la Commission européenne ?"


Il n'en reste pas moins que la situation est alarmante pour la filière française de pois, malgré l'utilité de la culture. C'est pourquoi la FOP, avec l'aide de l'institut technique Terres Inovia et de l'interprofession Terres Univia, se mobilise pour trouver des solutions. « Terres Inovia réalisera à cette occasion un état des lieux complet des pratiques agronomiques qui permettent à la culture d’être plus robuste vis-à-vis des accidents climatiques ou sanitaires, comme le choix variétal et le bon positionnement de la protection contre les maladies, qui ont montré leur efficacité dans différents bassins de production », explique le communiqué. 

Des démonstrateurs territoriaux dans les mois à venir

De son côté, Terres Univia se chargera « de la mise en place de démonstrateurs territoriaux, réunissant l’ensemble des acteurs locaux, une vraie priorité de son action dans les mois à venir. À cette fin, une mission sera initiée dès septembre prochain ».

Dans le communiqué, le président de la FOP et de Terres Univia, Benjamin Lammert, tente de rassurer les producteurs : « Si la campagne des pois d’hiver a été particulièrement difficile cette année avec les très mauvais résultats que nous constatons, la FOP soutient les efforts des producteurs de protéagineux et reste convaincue que cette culture conserve un réel potentiel de développement. Le pois constitue un levier majeur pour permettre à la France de relever le défi de la souveraineté en protéines. Cela suppose d’abord et avant tout que les producteurs retrouvent un réel intérêt pour cette culture et puissent la produire efficacement dans un contexte de changement climatique avéré. »

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