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Les éleveurs bovins du Grand Massif Central sont appelés à retenir au maximum les broutards en ferme

Les prix des broutards ne cessent de baisser depuis plusieurs semaines, aussi les Eleveurs de races à viande du grand Massif Central, appuyés par la Fédération Nationale Bovine, appellent à compter du 12 octobre à la rétention des broutards en ferme.

Face à l’évolution des prix des broutards « incompréhensible et inacceptable », les Eleveurs du grand Massif Central appellent à la rétention de ces animaux en ferme.
Face à l’évolution des prix des broutards « incompréhensible et inacceptable », les Eleveurs du grand Massif Central appellent à la rétention de ces animaux en ferme.
© F. D'Alteroche

Le prix du broutard ne cesse de baisser depuis plusieurs semaines et ce, de façon totalement décorrélée des réalités du marché. Il est aujourd’hui de 2,38 € du kilo vif, alors qu’il devrait être de « 3,25 €/kg sur la base de l’indicateur du coût de production national », estiment les Eleveurs de races à viande du grand Massif Central « A l’image de l’appel lancé par la Fédération Nationale Bovine en avril dernier de retenir les bovins finis en ferme, nous demandons aux éleveurs de races à viande du Grand Massif Central (région Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Occitanie …) – ceux qui le peuvent et le temps qu’ils pourront – à la rétention des broutards mâles en ferme », incite Christian Bajard, éleveur en Saône et Loire et coordinateur du Berceau des races à Viande du Massif Central, avant de souligner « cela fait très longtemps que le prix du broutard n’a pas été aussi bas (crise de l’ESB). Il est vital de faire remonter les cours rapidement, en cohérence avec les signaux des marchés. Rappelons que pour 2020, les exports vers l’Italie sont stables par rapport à 2019, et même en hausse sur la semaine précédente. La demande du marché européen est là. Pourtant, depuis des semaines, les éleveurs perdent une moyenne de  150 € par animal vendu ! »

 

« Montrer la détresse des éleveurs face à des prix incompréhensibles »

« On a conscience que ce que l’on demande aux éleveurs est compliqué au vu du contexte de sécheresse qui a touché de plein fouet les éleveurs cette année. Mais même avec un petit pourcentage d’éleveurs répondant à l’appel sur une durée de 15 jours à trois semaines, on peut tendre le marché et espérer avoir des effets. » Avec la décapitalisation enclenchée dans les élevages bovins viande, le marché n’est pas surchargé.

Les opérateurs et le Ministre ont été sollicités afin de créer un observatoire du prix du broutard pour répartir la valeur du broutard. « On attend leur retour. On est en train de ruiner les zones herbagères. Certes les broutards lourds sont plus compliqués à commercialiser mais les prix baissent pour toutes les catégories. » Seules les femelles restent à des tarifs élevés. C’est pourquoi l’appel vise surtout les mâles dans un niveau de poids acceptable. « Toutefois, personne ne peut se satisfaire du niveau de prix des broutards aujourd’hui. »

La pression sera ensuite maintenue via diverses actions départementales sur les quatre principaux exportateurs (Deltagro, Eurofeder, Bévimac, ParmaFrance) qui pèsent à ce jour 83 % des volumes entre la France et l’Italie.

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