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"Miser sur le soja français ne répondra pas à notre ambition d’autonomie protéique"

À systèmes constants, s’il l’on misait sur du soja français plutôt que du soja importé, les deux tiers des surfaces se verraient déjà englouties par les bovins ...
À systèmes constants, s’il l’on misait sur du soja français plutôt que du soja importé, les deux tiers des surfaces se verraient déjà englouties par les bovins lait d’une seule région
© Reussir SA

"Miser sur la culture du soja en France ne répondra à pas à notre ambition d’autonomie protéique", a avancé Étienne Goumand, de Seenovia lors d’une récente journée organisée par la chambre d’agriculture régionale des Pays de la Loire. Un rapide calcul apporte un éclairage intéressant. À l’échelle de la région Pays de la Loire, les bovins laitiers consomment l’équivalent de 100 000 hectares de soja. Ce chiffre est extrapolé en se basant sur un rendement moyen du soja dans l’Hexagone de 28 q/ha ainsi que sur le relevé de consommation en concentrés de 150 élevages laitiers représentatifs de la région.

"Toutes les formes de soja ont été prises en compte (tourteau, correcteur azoté type VL 40 et concentré de production type VL 18 comportant du soja), précise l'intervenant. Si on met ces 100 000 hectares en perspective avec les 156 000 hectares de soja emblavés sur la France entière en 2021, nous sommes encore loin du compte…" À systèmes constants, s’il l’on misait sur du soja français plutôt que du soja importé, les deux tiers des surfaces se verraient déjà englouties par les bovins lait d’une seule région ! La quête d’autonomie protéique en élevage est un vaste chantier. Les éleveurs peuvent œuvrer à leur échelle pour la renforcer, mais sans une réelle volonté et une incitation politique forte, le challenge sera difficile à atteindre.

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