Aller au contenu principal

Le plan protéines n’oublie pas l’herbe

© C. Delisle

La stratégie nationale protéines végétales, dévoilée le 1er décembre vise à réduire la dépendance française aux importations de matières riches en protéines, notamment le soja. L’objectif est de doubler les surfaces de plantes riches en protéines (soja, pois, légumes secs, luzerne, légumineuses fourragères…) pour atteindre 8 % de la SAU en 2030. Le plan veut aussi améliorer l’autonomie alimentaire des élevages et développer une offre de produits locaux en matière de légumes secs. Ce plan est doté de 100 millions d’euros sur deux ans provenant du plan de relance de l’économie. Ces soutiens porteront par exemple sur les capacités de séchage des légumineuses fourragères, les capacités logistiques et de transformation des graines riches en protéines ou encore la création d’outils de trituration.

Pour les éleveurs, 20 millions d’euros sont prévus pour améliorer l’autonomie alimentaire des élevages. La moitié servira à aider à investir dans du matériel comme par exemple des toasters, mais aussi des andaineurs, aplatisseurs...et l’autre moitié à cofinancer l’achat de semences de légumineuses pour améliorer les prairies.

La téléprocédure sur le site de FranceAgriMer pour déposer se demande d'aide sera disponible entre le 11 janvier 2021. Le dispositif est ouvert jusqu’au 31 décembre 2022 pour le dépôt des demandes d’aide, et dans la limite des crédits disponibles.

La liste des investissements éligibles se trouve en page 10 de la décision de la directrice N° INTV-SANAEI-2020-75 - Protéines du 17/12/2020 (voir le pdf ci-dessous)

Le montant minimal des dépenses présentées dans la demande d’aide est fixé à 1 000 € HT et le plafond de dépenses éligibles est fixé par demande à 40 000 € HT pour les matériels, et 5 000€ HT pour l’enrichissement des prairies en légumineuses.

Le taux de l’aide est fixé à 40 % du coût HT des investissements éligibles pour les équipements listés en annexe de la décision, avec une majoration de 10 points pour les jeunes.

Pour les CUMA, le plafond des dépenses éligibles est fixé à 150 000€ HT par demande.

Lire aussi concernant le plan de relance le volet des aides aux investissements dans le but de réduire  l’utilisation des intrants Plan de relance - Top départ pour déposer les dossiers de demande de subventions

Lire aussi : Toaster ses protéagineux pour gagner en autonomie

Les plus lus

Décapitalisation : une baisse du cheptel-mère de 20 % à horizon 2030 aurait des conséquences quasi irréversibles « bien au-delà des fermes »

Dans le cadre des Matinales de la Recherche tenues le 18 mars à Paris, la société de conseil Ceresco a projeté, pour le compte…

<em class="placeholder">Florent Meliand, sélectionneur et éleveur de Limousines en système naisseur à Saint-Ulphace (Sarthe)</em>
Florent Méliand, éleveur de limousines dans la Sarthe : « Mon objectif est d’en faire des ruminants le plus tôt possible »

Rationaliser les coûts, Florent Méliand, à Saint-Ulphace dans le pays du Perche sarthois, l’a toujours intégré dans sa logique…

<em class="placeholder">Vache Aubrac couchée sur une logette.</em>
Bâtiment d'élevage : « Nos vaches aubrac s’accommodent bien aux logettes conçues pour les laitières »

À l’EARL des Bachoux, à Valuejols dans le Cantal, soixante-dix vaches aubracs ont remplacé depuis 2022 les montbéliardes dans…

<em class="placeholder">Flavien et Benoit Lecler, agriculteur à Ouville dans la Manche, devant la Remorque autochargeuse Pöttinger Jumbo 7210 Combiline de la Cuma L&#039;Entraide d&#039;Ouville dans la ...</em>
« Nous avons investi en Cuma dans une remorque autochargeuse d’occasion pour accéder à une machine performante, tout en limitant le coût de revient »

Dans la Manche, la Cuma d’Ouville a fait le choix d’investir dans une remorque autochargeuse d’occasion. Cette démarche permet…

<em class="placeholder">Florent Meliand, sélectionneur et éleveur de Limousines en système naisseur à Saint-Ulphace (Sarthe)</em>
Sélection génétique : « J’utilise jusqu’à 40 taureaux d’IA dans mon plan d’accouplement »

Florent Méliand, situé dans le pays du Perche sarthois, mène un troupeau de deux cents mères limousines. Il s’appuie sur l’…

autochargeuse recolte herbe
« Nous avons investi dans une remorque autochargeuse pour mieux valoriser les prairies »

Depuis qu’ils ont investi dans une remorque autochargeuse, Jean-Noël Voiseux et son fils Antoine, situés à Fleury dans le Pas-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande