Salon de l'agriculture 2025 : Intercéréales et SNCF Réseau signent une convention de partenariat pour améliorer la part du ferroviaire dans le transport des céréales
Entre décarbonation et amélioration de la compétitivité, Intercéréales et SNCF Réseau veulent développer l’utilisation du fret ferroviaire pour massifier les flux de céréales en France.
Entre décarbonation et amélioration de la compétitivité, Intercéréales et SNCF Réseau veulent développer l’utilisation du fret ferroviaire pour massifier les flux de céréales en France.
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Benoît Piètrement, président d’Intercéréales, et Matthieu Chabanel, président-directeur général de SNCF Réseau, ont signé, mardi 25 février 2025 sur le stand d’Intercérales au Salon international de l’agriculture, une convention de partenariat de cinq ans « visant à pérenniser puis accroître la part du fret ferroviaire dans le transport de céréales » avec la volonté de renforcer la compétitivité et la performance du transport ferroviaire de céréales. Cette signature est à replacer aussi dans le contexte des objectifs nationaux de décarbonation.
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Partage d'informations et indicateurs de performance
Trois objectifs ressortent de cette collaboration :
- Partager les informations sur les infrastructures céréalières et ferroviaires, ainsi que les investissements envisagés. Cette meilleure connaissance réciproque du patrimoine permettra de mettre en cohérence les stratégies des opérateurs et leurs projets d’investissements ;
- Partager les informations liées à l’exploitation. La mise en commun des spécificités techniques et commerciales des infrastructures comme du trafic permettra de gagner en fluidité lors des futures opérations ;
- Développer des indicateurs partagés, comme les taux de réalisation et de remplissage des trains, afin d’assurer un pilotage de plus en plus efficient.
« C’est une première étape », a déclaré Jean François Lépy, secrétaire général d’Intercéréales et en charge des questions de logistique, avant de poursuivre : « Nous savons que le fret ferroviaire est plus compétitif que le camion en matière de décarbonation. Nous savons aussi que nous avons encore beaucoup de travail à faire, notamment sur les voies capillaires. La signature de ce jour doit nous inciter à travailler encore plus ensemble, chargeurs, transporteurs, collectivités locales et filière. Nous sommes très attachés à l’aspect régional de ce dossier, en particulier à travers nos Clubs chargeurs régionaux ».
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Pour Matthieu Chabanel, il est important pour le SNCF Réseau d’ « accroître la compétitivité de nos clients utilisateurs, dont les céréaliers font parie bien entendu ».
Chaîne logistique, performance et compétitivité
Le coût du transport et l’efficacité de la chaîne logistique sont des éléments clés pour la compétitivité des céréales françaises et la filière hexagonale est un important utilisateur de fret ferroviaire, qui permet notamment de « massifier les flux vers les grands ports maritimes, les industriels et les clients intra-européens ». Le transport ferroviaire est un levier de compétitivité pour les flux d’exportation et un atout pour les approvisionnements des industriels de la transformation.
La région Centre-Val de Loire servira de pilote pour la mise en œuvre de cette convention, avec notamment la création d’indicateurs de performances sur le fret ferroviaire céréalier.
Quelques chiffres sur le transport ferroviaire de céréales en France
- Une récolte annuelle d’environ 60 millions de tonnes de céréales, dans plus de 211 000 exploitations réparties partout en France ;
- 17 % des céréales sont transportées par voie ferroviaire en France (en % de tonnes-kilomètres) ;
- 2 milliards de tonnes-kilomètres en 2022 (soit 7 millions de tonnes transportées sur une distance moyenne de 300 km) ;
- Un train = 45 camions de céréales en moyenne ;
- Un train engendre un rejet de CO2 9 fois moins important à la tonne que le transport routier ;
- Programme Ulysse Fret : 700 millions d’euros d’investissements en dix ans sur les lignes capillaires fret auxquelles sont raccordés un grand nombre d’entreprises de la filière céréalière. Les investissements engagés par SNCF Réseau sur ces lignes ont atteint 70 M€ en 2024 contre 30 M€ en 2021.