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Céréales et oléoprotéagineux bio : les prix poursuivent leur tendance haussière

Les cours des grandes cultures bio ont reculé sur la dernière quinzaine de jours, à la suite de la révision à la baisse des collectes en céréales et oléoprotéagineux en cette récolte 2024.

La contractualisation sur plusieurs années, encouragée par la filière bio, reste encore minoritaire en blé tendre, notamment..
© Bruno de Pixabay

Face aux estimations de collecte en céréales et oléoprotéagineux, revues à la baisse par les organismes bio d’environ 20 % minimum en raison des conditions météo difficiles, les cours des grandes cultures bio enregistrent une tendance haussière dans le sillage du conventionnel. Et ce, malgré un marché plutôt calme avec des vendeurs attentistes, et des opérateurs encore couverts. Des cultures de printemps, comme le tournesol qui a pu grêler ou geler, ont donné lieu à des retournements en faveur d’autres espèces comme l’avoine pour l'alimentation animale ou le sarrasin. Difficile dans ces conditions d’estimer le réel potentiel actuel des cultures bio, très hétérogènes, d’autant plus que les températures, en deçà des moyennes saisonnières, perturbent les cycles des plantes.

Une récolte de blé bio en net recul

En blé tendre bio, la collecte s’annonce fortement amputée comparée à celle, très bonne, de l’an dernier, avec des rendements réduits entre 20 q/ha et 30 q/ha en Ile-de-France par exemple. En blé meunier, avec des stocks estimés à 80 000 t et des volumes et qualités en suspens, les prix en récolte 2024 se négocient en moyenne entre 340 et 380 €/t. Seuls les contrats pluriannuels pour les filières organisées et équitables affichent des cours supérieurs à 400 €/t, visant à assurer aux producteurs des prix rémunérateurs et une visibilité. Ces engagements sur plusieurs années, encouragés par la filière bio, restent encore minoritaires.

Les autres céréales en alimentation humaine – grand épeautre, petit épeautre, sarrasin – affichent également un fort delta entre le prix de marché bas et les contractualisations. Quant au marché de la consommation en meunerie bio, il se renforce en boulangerie artisanale. En revanche, la GMS reste à la traîne, toujours à la recherche de prix d'appel bas. Les ventes des industriels enregistrent néanmoins une reprise, liée aux commandes en hausse de la restauration collective, conformément aux attentes d'Egalim. Les appels d'offres 100 % bio  se multiplient, émanant notamment de l'Assemblée nationale, en pains, viennoiserie, cakes... Et le Village olympique de Paris 2024 proposera également des produits bio.

Lire aussi : "Céréales et oléoprotéagineux bio : attentisme des vendeurs face aux incertitudes"

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