Céréales et oléoprotéagineux bio : le marché n’est guère dynamique en ce début d’année 2023
En ce début d’année 2023, le marché des céréales et oléoprotéagineux bio fonctionne au ralenti, avec des réapprovisionnements au compte-gouttes ou plus dynamiques selon les matières premières, les régions françaises et les circuits de commercialisation, longs ou plus courts.
En ce début d’année 2023, le marché des céréales et oléoprotéagineux bio fonctionne au ralenti, avec des réapprovisionnements au compte-gouttes ou plus dynamiques selon les matières premières, les régions françaises et les circuits de commercialisation, longs ou plus courts.

Nombreux sont les transformateurs déjà couverts, notamment via les contrats pluriannuels, que la filière encourage pour une meilleure visibilité. Un courant de vente se maintient néanmoins vers les marchés de l’Europe de Nord. Mais les difficultés du secteur agroalimentaire, secoué par les hausses de l’énergie inflationnistes, pénalisent le bio, dont les coûts de production restent plus élevés, compte tenu des exigences du cahier des charges, garantissant un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal.
Baisse de 19 % des utilisations de céréales bio en nutrition animale en décembre
Côté meunerie, les dernières statistiques de FranceAgriMer, parues début janvier, affichent néanmoins une reprise de la consommation de blé meunier après le creux de septembre 2022 : les utilisations des meuniers n’ont reculé que de 1 % en octobre et de 3 % en novembre. Et les relevés auprès des moulins montrent aussi que le prix de la farine bio n’a pas augmenté de façon aussi importante que celui de la farine conventionnelle, voire beaucoup moins, avec une hausse estimée aux environs de 5 %.
Les utilisations de blé par les meuniers n’ont reculé que de 1 % en octobre et de 3 % en novembre.
En revanche, compte tenu de la collecte record de blé bio de 2022, liée notamment à la hausse des conversions, les stocks de blé tendre chez les collecteurs restent très élevés, supérieurs à 29 % par rapport à l’an dernier. D’où des ventes spot parfois en dessous de la cotation. En alimentation animale, les utilisations en céréales – blé, maïs, triticale, orge, avoine – sont évaluées en recul de 19 % par rapport à l’an dernier à fin novembre. D’où une tendance de prix en repli.