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Ravageurs colza : « Je sème tôt pour échapper aux vols de grosses altises »

Agriculteur sur 342 hectares à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres), Roland Berton sème ses colzas dans la première quinzaine d'août, en comptant sur les pluies pour en assurant une bonne levée.

Roland Berton, agriculteur à Chef-Boutonne (79)  -   "Sur mes parcelles, je suis confronté à un dilemme : semer tard pour diminuer l’impact des orobanches qui infestent les parcelles ou semer tôt pour mieux contrer les ravageurs à l'automne." © EARL du Sansaud
Roland Berton, agriculteur à Chef-Boutonne (79) - "Sur mes parcelles, je suis confronté à un dilemme : semer tard pour diminuer l’impact des orobanches qui infestent les parcelles ou semer tôt pour mieux contrer les ravageurs à l'automne."
© EARL du Sansaud

« Les grosses altises constituent le principal ravageur sur les colzas dans notre secteur, avec les petites altises et les noctuelles. L’impact a été important la campagne dernière, avec une levée tardive des colzas début octobre malgré des semis le 15 août. Les pluies ne sont revenues que fin septembre. Des traitements ont été effectués contre les petites altises puis contre les grosses altises arrivées fin octobre. Malgré plusieurs interventions, les pieds ont été infestés de larves. À l’été 2018, les semis avaient été tardifs, le 12 septembre, en attendant qu’il pleuve. La levée avait été moyenne avec de très fortes attaques d’altises. Les colzas ont été retournés.

Sur mes parcelles, je suis confronté à un dilemme : semer tard pour diminuer l’impact des orobanches qui infestent les parcelles, ou semer tôt pour contrer les ravageurs. Cette campagne, c’est cette dernière option que j’ai choisie. Le semis le 9 août a été suivi de bonnes pluies deux jours après. Le colza a atteint le stade '3-4 feuilles' le 2 septembre. Il n’y a pas eu d’attaques de grosses altises et donc pas besoin d’insecticides.

Le sol est préparé avec un passage de cover crop lourd aussitôt après les moissons, suivi de deux passages de déchaumeurs à dents pour des faux-semis. Le dernier passage permet l’incorporation de fientes de volailles dans le sol. Un roulage est effectué après les semis, ce qui évite les mottes qui sont des refuges à altises. Mais en cette fin avril, nous sommes confrontés à une sécheresse sévère depuis deux mois. Cela fait plusieurs années que je n’ai pas atteint les 30 quintaux/hectare en rendement (25 q/ha en 2020). »

EARL du Sansaud et EARL Micheneau avec assolement en commun - blé tendre, colza (85 ha), orges d’hiver et de printemps, tournesol, luzerne porte-graines ; sols argilo-calcaires peu profonds.

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