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PARASITE
La cochenille farineuse (en maraîchage)

La cochenille farineuse est considérée comme une parasite émergent dans les serres et abris où elle affecte notamment les cultures de tomate et de fraise hors-sol.

La cochenille farineuse Pseudococcus viburni est un problème depuis une dizaine d’années en vergers de pommiers, sur cultures ornementales ainsi qu’en tomate hors-sol et fraise. Longtemps considérée comme secondaire, cette cochenille est aujourd’hui un ravageur important. Pseudococcus viburni (Signoret), aussi connue sous le nom de Pseudococcus affinis, a été introduite aux Pays-Bas début 1990 et signalée sur tomate en France en 1997. Désormais, elle se rencontre dans les abris de plusieurs régions de production française. La cochenille farineuse est un insecte piqueur suceur dépourvu de bouclier corné (sorte de carapace). Son corps est généralement recouvert d'une sécrétion farineuse blanche. Elle possède aussi des filaments cireux latéraux bien visibles à la périphérie du corps, et une sécrétion cotonneuse contenant les oeufs (ovisac) peut parfois être remarquée à l'extrémité de l'abdomen. Pseudococcus viburni présente plusieurs stades de développement : oeuf, 3 stades larvaires, et adulte. A 23°C, la durée du développement est d’une cinquantaine de jours. Les adultes femelle mesurent environ 4 mm et sont fixées sur le végétal. Les mâles sont ailés et mesurent environ 1 mm, ce qui les rend difficiles à observer. Ce parasite prélève de la sève, surtout au niveau du collet, et affaiblit la plante. De plus, il sécrète du miellat qui favorise l’apparition de fumagine qui réduit la photosynthèse et la respiration de la plante. Il souille aussi les fruits ou altère leur coloration, les rendant non commercialisables. Une attaque sévère peut entraîner la mort de la plante.

Sources : Ephytia, Ctifl

Stratégie de protection

  • PROPHYLAXIE

    Elle est importante dans les serres pour limiter les populations de cochenilles avant la mise en place de la culture : arrachage et destruction des plants infestés de la culture précédente, désinfection des zones refuges, changement de paillage. Veiller à introduite des plants sains. Les cochenilles sont disséminées par le transport des plantes infestées ainsi que par l’homme lors des opérations culturales. Le suivi des populations s’effectue par estimation visuelle des plantes en privilégiant les zones sensibles de la serre (points chaud, entrées).

  • MESURES GÉNÉRALES

    Repérage et isolement des foyers, formation du personnel, désinfection régulière des mains et outils, limitation et précautions d’accès à la serre… permettent de limiter les populations et dégâts. Une protection est nécessaire en cas d’attaque déclarée.

    • PROTECTION PHYTO

      L’application est réalisée au début de l’observation de dégâts sur les plantes. Elle est relativement difficile à cause de la protection naturelle de la cochenille par sa couche cireuse. Elle est dirigée vers les tiges. Les produits utilisables contre la cochenille sont regroupés dans un usage générique « Autres insectes phytophages ». Les moyens de lutte biologique avec des insectes auxiliaires se sont toujours montrés insuffisants.

Les cochenilles peuvent vivre assez longtemps sans nourriture et se conservent dans les goutteurs, sous les substrats de cultures hors-sol et dans les structures de la serre.

Sous conditions favorables, cette espèce peut se reproduire toute l’année. D’une année sur l’autre, les attaques se déclarent généralement dans les mêmes zones de la serre.

Lafemelle pond ses oeufs groupés dans une poche de cire (ovisac), au moins 200 par femelle. Au premier stade, les larves non protégées par la cire se dispersent. Au second stade les larves femelles sécrètent une substance blanche cireuse et s’accrochent au végétal.

Des auxiliaires ont fait l’objet d’études : Pseudaphycus flavidulus, Pseudaphycus maculipennis, Leptomastix epona (parasitoïdes) et Cryptolaemus montrouzieri (prédateurs) mais leur installation trop lente, leur faible fécondité et/ou leur exigence thermique élevée n’ont pas permis la maîtrise du parasite.

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