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Boucles d'identification des bovins : un maximum d’infos sur les oreilles

Certains éleveurs complètent les boucles d'identification qui doivent légalement être présentes sur les oreilles de tous les bovins français par des compléments d’informations qui leur facilitent le travail au quotidien. Exemples dans le Loiret, les Deux-Sèvres et le Cantal.

Au Gaec de la Chaudronnerie à Ingrannes dans le Loiret, les veaux disposent d’une double boucle selon leur sexe. Les mâles en ont une jaune, les femelles, une verte. « On inscrit le nom du père sur cette boucle. De cette façon, le tri s’effectue très rapidement pour la mise à l’herbe, les lots de mères étant constitués selon le sexe de leur veau. Par ailleurs, pour repérer rapidement les jumelles de mâles, on leur met la boucle avec le numéro à l’envers car elles sont mises au pâturage en lot avec les mâles », note Bertrand Dargent, à la tête d’un troupeau de 75 mères charolaises. Les animaux génétiquement sans cornes sont également identifiés avec une boucle rose où apparaissent les lettres SC.

Au Gaec Villeneuve à Saint-Maurice-Étusson dans les Deux-Sèvres, l’usage de la double boucle est également de mise pour le troupeau de 300 Blondes d’Aquitaine. Les couleurs et la taille des boucles varient selon l’ascendance paternelle pour savoir en un clin d’œil qui est le père de chaque animal du cheptel et c’est le numéro d’identification de la mère de l’animal qui est noté sur la boucle de couleur.

Au Gaec Bos Alric à Cézens dans le Cantal, aux boucles d’identification est solidement agrafée une boucle supplémentaire sur laquelle sont inscrites avec un marqueur indélébile de bonne qualité au moins les premières lettres du nom de la mère du veau. « On le fait juste avant de poser la boucle EDE. Cela tient souvent très longtemps. On a des vaches de plus de 10 ans qui l’ont toujours », explique Thierry Bos, l’un des associés. La boucle est jaune pour les veaux mâles et blanche pour les femelles. « C’est très pratique quand on fait la tournée de surveillance des lots. Mais aussi au moment des pesées. » Cette étiquette est toujours agrafée sur la boucle de l’oreille droite. Cela allonge un peu la boucle d’identification mais lui permet aussi de ne pas tourner dans l’oreille avec des numéros de travail qui restent ainsi toujours visibles. Cela ne se traduit pas pour autant par un taux accru de perte de boucle. Ni plus, ni moins comparativement aux boucles de l’oreille gauche. « On le fait depuis plus de quinze ans systématiquement pour tous nos veaux. Plusieurs éleveurs dans notre entourage nous ont depuis imités. »

Ce que dit la loi

Légalement parlant, il est tout à fait possible d’apposer des repères non officiels "surnuméraires" dans l’oreille de ses bovins à condition que les deux repères officiels demeurent eux bien visibles. Le texte de loi dit simplement que : « tout détenteur est tenu d’identifier ou de faire identifier chaque animal né dans son exploitation avec une marque auriculaire agréée à chaque oreille, ces deux marques auriculaires portant le numéro national d’identification ». Rien de plus.

Lire aussi : Des boucles en lecture-écriture testées pour la première fois

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