Les Volailles d’Albret relance son parc label rouge
La coopérative landaise des Volailles d’Albret a fêté ses 50 ans d’indépendance et de gouvernance basée sur la proximité et l’innovation.

Après avoir créé leur usine d’aliments Alibret en 2014, les Volailles d’Albret se lancent un autre défi. « Il faut profiter des 2 à 3 % de croissance de la production label rouge de ces trois dernières années pour se développer au-delà de notre propre renouvellement fixé à 15 bâtiments par an », a expliqué Luc Berginiat, son directeur, lors de la célébration des 50 ans de la structure, devenue coopérative en 1992. Hervé Labesque et son conseil d’administration ont validé une offre qui ouvre la porte à de nouveaux éleveurs ou permet d’agrandir des sites. Le but est de construire cinquante nouveaux bâtiments label en moins de deux ans.
Une offre packagée
Statiques à lanterneau, les bâtiments seront équipés d’une régulation automatique d’ambiance, d’une pesée automatique et d’une transmission des données d’élevage pour maximiser la qualité et les performances. Avec des aides à la construction, la recherche de performance, l’aliment maîtrisé, et un montage du dossier assuré, la coopérative entend drainer de nouveaux éleveurs aspirant à trouver des interlocuteurs proches de leurs préoccupations et capables de les assister dans cette nouvelle production.
Hervé Labesque, président des Volailles d’Albret, se montre confiant. "Notre structure peut réagir très vite grâce à sa taille optimisée. Nous apportons des réponses rapides aux éleveurs, sans distinction de taille et de moyens vis-à-vis des adhérents. Notre fierté d’éleveur, c’est de continuer à produire que de la qualité et de devenir un acteur incontournable. » C’est aussi, une façon de perpétuer l’œuvre entreprise par les fondateurs, présents à cet anniversaire et fiers de cette continuité.
50 ans d’indépendance
En 1964, une poignée d’éleveurs locaux s’engageaient à valoriser une production qualitative et à sécuriser leurs débouchés à travers l’association de défense du Poulet Bazadais. Sous l’égide de Claude Lalondrelle, son président fondateur, l’association s’est muée en Sica, avant de devenir la coopérative Les Volailles d’Albret en 1992. Les années 2000 verront la mise en œuvre d’une stratégie de modernisation et d’organisation tout en gardant les fondamentaux : proximité et réactivité envers les adhérents, structure à taille humaine, production régulière et qualitative pour ses clients.
Partenaire historique de l’abattoir de Bazas, la coopérative a su profiter des interlocuteurs successifs pour passer de 500 volailles par semaine à 100 000 actuellement avec LDC, arrivé en 1992.
En chiffres
200 adhérents sur six départements (Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques)
22,9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014 :
5,2 millions de volailles en 2014 (80 % Volailles Gascogne et 20 % Volailles des Landes)
34 000 tonnes d’aliment livrées par Alibret