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COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Le prix du colza passe les 500 €/t sur Euronext 

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole), des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) et des légumes secs sur le marché physique français entre le 26 juin et le 3 juillet 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

Le prix du colza passe les 500 €/t sur Euronext 
© Généra par l'IA

Les prix du colza ont passé le seuil des 500 €/t sur Euronext le 3 juillet, clôturant en hausse de 31 €/t sur l’échéance rapprochée sur la période du 26 juin au 3 juillet. Les premiers échos de la récolte européenne sont décevants et Stratégie Grains a d’ailleurs révisé en baisse sa prévision de production de colza dans l’Union européenne. Le contexte haussier pour les oléagineux mondiaux a également joué sur les prix. Sur le marché physique français, le marché est très peu animé en colza et tournesol. Les primes évoluaient peu en colza. En tournesol, les prix sont stables sur le rapproché et en légère hausse sur octobre-décembre.

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Au Canada, les conditions de culture du canola sont un peu humides sur les Prairies, ce qui pourrait pénaliser le développement des plantes. Les cours ont également largement progressé à Winnipeg, passant les 600 CAD/t cette semaine. Des achats de canola canadien auraient été réalisés par l’Union européenne, ce qui a soutenu les cours.

Le complexe soja états-unien n’est pas en reste et a également terminé la semaine en hausse. Les importateurs chinois s’inquiètent de la possible élection de Donald Trump à la Maison Blanche en novembre et des conséquences possibles sur le commerce entre la Chine et les États-Unis. La Chine est donc aux achats pour le soja états-unien. C’est également le cas pour le soja brésilien. L’empire du Milieu aurait déjà acheté 20 à 30 cargos de soja sur la période août/septembre.

La hausse de l’huile de palme, dont le cours à Kuala Lumpur a dépassé les 4 000 ringgit la tonne, s’est également diffusée sur les autres huiles végétales. La guerre commerciale en cours entre l’Indonésie et la Chine tire vers le haut le prix de l’huile malaisienne, et ce alors que la production est moins importante que prévu dans le pays sur les prochains mois. Une bonne demande indienne en huile de palme stimule également la hausse des cours à l’échelle mondiale.

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La progression des prix du pétrole a également joué sur les prix des huiles végétales. Les frappes récentes d’Israël sur Gaza ainsi que les tensions entre Israël et le Liban font monter les cours de l’or noir.

A noter l'entrée en vigueur du règlement européen sur la taxation prohibitive des oléagineux et produits des oléagineux russes et biélorusses au 1er juillet.

Adèle d’Humières

Protéagineux 

Cotations rares

Les cotations de pois et de féveroles se font toujours très rares en nouvelle récolte, faute de liquidité. On observe une hausse des prix en pois, compte tenu des inquiétudes quant à la récolte hexagonale. IL n'y a plus d'offre disponible sur l'ancienne récolte. 

Tourteaux 

Évolution tarifaire contrastée

Les prix des tourteaux de soja ont poursuivi leur recul entre le 26 juin et le 3 juillet. La prime pour le tourteau non-OGM est inchangée cette semaine, s'établissant à 165 €/t en rapproché et 170 €/t sur l'éloigné. L'activité se concentre sur le tourteau de soja. Le marché manque de visibilité sur la mise en place du règlement UE sur le soja non déforestant. Des réunions de travail sur la question devraient avoir lieu que ce soit au Snia ou à la Commission européenne, dans l'espoir de décaler la mise en application à 2026. Pour l'instant, les vendeurs ne se positionnent pas. En tourteau de colza, les prix gagnent entre 4 et 8 €/t. Les prix du tourteau de tournesol sont stables à baissiers. Il se traite quelques volumes. 

Autres coproduits 

Chute des cours du son

Les prix des issues de meunerie en région Île-de-France ont chuté entre le 25 juin et le 2 juillet, perdant 5 €/t en son fin farine, 10 €/t en son fin pellet, 25 €/t en remoulage de mi-blanc et 15 €/t en farine basse. D'un côté, on observe une accélération de l'activité meunière, avec à la clef une offre abondante, tous produits confondus. De l'autre, la demande des fabricants d'aliments pour animaux est en retrait, en France comme dans les pays nord-communautaires. Le marché est clairement vendeur.

Les prix du son fin farine en Bretagne ont poursuivi leur baisse (-5 €/t) entre le 26 juin et le 3 juillet, dans la même proportion que le marché francilien. L'offre est tellement abondante par rapport à la faible demande des fabricants d'aliments pour animaux qu'une partie de la marchandise est bradée en méthanisation, faute de quoi les moulins ne pourraient plus fonctionner normalement, faute de capacité de stockage suffisant. En départ Isère, le cours du fin blé tendre est nominalement à 125 €/t en spot, faute de nouvelle affaire traitée.

Coproduits de l’amidonnerie

Recul des cotations en drêche

Les prix de la drêche de maïs reculent de 5 à 7 €/t en départ Bretagne entre le 26 juin et le 3 juillet. Ils restent stables sur Gand. En drêche de blé départ Lestrem, les prix gagnent 3 €/t. L'activité est calme en drêches.

Entre le 26 juin et le 3 juillet, les prix du corn gluten feed ont gagné 4 €/t en départ Lestrem.

Produits laitiers

Stabilité des cotations

Sur le marché physique français, une affaire en poudre de lait à destination de l'alimentation animale a été traitée à 2 410 €/t sur le disponible (cotation inchangée), entre le 27 juin et le 4 juillet. Le prix de la poudre de lactosérum est nominalement reconduite à 645 €/t, en l'absence de nouveau contrat signé durant la semaine.

Sur le marché physique français, la demande est soutenue sur le rapproché comme l'éloigné. Néanmoins, l'offre est réduite sur le court terme. On rapporte un petit volume d'activité en inter-négoce dans les pays nord-communautaires.

Farine de poisson

Evolution contrastée des cours

En farine de poisson, la tendance tarifaire est à la baisse en Amérique du Sud mais à la fermeté en Europe.

Produits déshydratés

Prix en net retrait en pulpe de betterave

Le prix de la luzerne déshydratée en départ Marne n'a pas évolué entre le 26 juin et le 3 juillet. Les deuxièmes coupes progressent gentiment entre deux averses, ce qui n'est pas pour rassurer les opérateurs sur la qualité du produit déshydraté. L'activité est stable, selon un spécialiste de ce marché.

En pulpe de betterave déshydratée, le prix poursuit sa chute sous la pression du blé entre le 26 juin et le 3 juillet et perd 5 €/t en nouvelle récolte. Des volumes importants de pulpe de betteraves russe ont été importés avant la mise en application de la taxation sur les importations russes au 1er juillet, et ont fait pression sur le marché français.

Pailles et fourrages

Inquiétudes quant à la qualité

Les prix de la paille sur le marché physique français n'ont pas évolué en récolte 2023 comme en récolte 2024, entre le 26 juin et le 3 juillet. Les fourchettes de prix en paille s'expliquent par des différences géographiques et qualitatives. Dans le Centre/Bassin parisien, les moissons débutent péniblement en orge d’hiver en raison des averses intermittentes, qui ne laissent rien présager de bon pour la qualité de la paille qui sera récoltée. On note des problèmes de verse sur certaines parcelles de blé dans le Loiret, sachant que l’Yonne est davantage touchée en lien avec les récents orages. Dans le Nord-Est, la météo changeante empêche de vraiment démarrer la nouvelle campagne commerciale, les opérateurs étant attentistes quant à la qualité des pailles qui vont être engrangées.

Concernant le foin de Crau, la récolte est en cours concernant la deuxième coupe

Légumes secs 

Marché plus actif

Les conditions climatiques sont bonnes au Canada, mais incertaines au Moyen-Orient, au Proche-Orient et en Russie. Le marché des légumes secs est un peu plus actif, sur la base de prix sans changement d'une semaine sur l'autre. 

Karine Floquet et Adèle d’Humières

À surveiller

Soja

 

  • Conditions de culture aux Etats-Unis, pour le moment bonnes.
  • Volumes récoltés en Argentine et au Brésil.
  • Dynamique de la demande chinoise.

 

Colza

 

  • Début de récoltes décevant dans l’Hexagone en colza, quid de la suite ?
  • Conditions de culture du canola en Australie.
  • Conditions de culture du canola au Canola.
  • Déroulement du conflit israélo-palestinien, jouant sur les cours du pétrole.

 

Tournesol

 

  • Conditions de culture en France, en Ukraine et en Russie.
  • Niveau des prix au départ de l’Ukraine.
  • Relations Chine-Indonésie, actuellement dégradées, qui pourraient affecter le commerce d’huile de palme entre les deux pays.

 

Kévin Cler

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