Ventes et récoltes touchées par la météo

Orages, grêle, pluies diluviennes… les conditions météorologiques sont particulièrement mauvaises pour la production française. Les derniers épisodes orageux ont touché des régions en production ou sur le point de lancer leur campagne. Il n’est pas encore possible de chiffrer les conséquences. Cependant, certains produits ont souffert.
Les cerises ont été fortement impactées (éclatement des fruits) dans les bassins en production (Lubéron).
Côté pommes, c’est sur les vergers sans filet anti-grêle qu’il faudra s’attendre peut-être à quelques pertes.
En pêches et nectarines, les quinze prochains jours, et la météo qui y sera attachée, seront cruciaux. Le risque de déclassement important est déjà dans l’esprit de bon nombre de producteurs dans le sud-Ouest avec l’impact financier que l’on imagine.
Et, en ce moment, la situation est aussi considérée comme préoccupante pour l’abricot, relève-t-on à la FNPFruits. La qualité est hétérogène, selon la Fédération des fruits et légumes Occitanie, mais, comme les tonnages récoltés à aujourd’hui sont en retrait des attentes, l’offre répond à la demande. Des cas de marbrure ont été enregistrés. En tout état de cause, la fédération a programmé des promotions en distribution la semaine prochaine.
Cependant, cette météo morose a un second effet : elle n’incite pas à la consommation. Depuis le printemps, la dynamique d’achat n’est pas vraiment là (la tomate a été déclarée en crise conjoncturelle par le RNM pendant 15 jours en avril) et la météo des derniers jours ne devraient pas améliorer les choses. La situation est suffisamment alarmante pour qu’Interfel déclenche une campagne de communication radio cette semaine afin de soutenir la consommation. Elle concernera trois produits : la fraise, la cerise et la tomate.