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Serres ouvertes : faire découvrir la production sous serre

Aux Serres de la Piogerie (44), les portes ouvertes organisées dans le cadre de l’opération Serres ouvertes de Tomates et Concombres de France ont rassuré les visiteurs.

Même si les serres sont nombreuses dans la région, la plupart des visiteurs n'en avaient jamais visité.
© V.Bargain

Une serre de tomate ou concombre est pour beaucoup un monde mystérieux, même pour les voisins. Si les parois de verre laissent entrevoir la végétation et d'étranges papiers jaunes, la grandeur de ces cathédrales de verre, les fumées qui s’en échappent, les immenses citernes sont pour eux un sujet d’interrogation. Les portes ouvertes organisées en mai 2017 aux Serres de la Piogerie ont donc attiré près de 150 personnes. La plupart habitent Bouaye, où se situent les serres. Marie-Paule, 62 ans, habite à côté et a vu l’évolution de la structure. Elle s’interroge sur ce qui se passe à l’intérieur et veut en savoir plus sur le hors-sol. « S’ils ouvrent leurs portes, c’est qu’ils n’ont rien à cacher », espère-t-elle. Jean, 64 ans, d’Orvault, est venu avec elle. « Il y a la production biologique, analyse-t-il. Mais pour nourrir tout le monde, il faut sans doute faire des compromis. On peut peut-être produire de façon raisonnée sous serre. »

Expliquer le hors-sol et la PBI

Les visiteurs sont d’abord impressionnés par la serre et les plants de tomates. Rapidement, les questions évoluent vers le mode de production, les engrais, la consommation d’eau, la protection contre les insectes et maladies. Aidées de panneaux et brochures explicatives et d’un film, les trois associées Anne-Claire Goyer, Pauline Retière et Marie Serré expliquent ce qu’est la laine de roche, détaillent les intérêts d’une serre (protection contre les intempéries et les ravageurs, contrôle du climat) et la protection intégrée, la cogénération, la récupération des eaux de pluie, le recyclage des solutions nutritives qui évite le gaspillage et les rejets dans l’environnement… Les questions portent ensuite sur la main-d’œuvre, les conditions de travail. Mais les préoccupations, on le devine, portent surtout sur les traitements. « Nous pensions qu’il y avait beaucoup de traitements chimiques », avouent Amélie et Alexandre, venus avec leur bébé de trois mois. Marie-Paule et Jean sont rassurés. « Le hors-sol fait peur. Mais nous voyons ici qu’il y a un respect de l’environnement. Les bourdons pollinisent les plantes et les bons insectes mangent les méchants, comme dans la nature. Il n’y a pas de surdosage des engrais. L’eau est recyclée. C’est très positif. »

A lire aussi : notre enquête "Heureux qui communique"

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