RAVAGEUR La noctuelle héliothis

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LARVE SUR TOMATE Crédits : © N. SAP DE MITRI
HELICOVERPA PELTIGERA ADULTE Crédits : © B. SALE
H. ARMIGERA ADULTE Crédits : © E. S YLVESTRE
LARVE SUR FRAISE Crédits : © Ḍ HOBERN
OEUFS D'HELIOTIS Crédits : © A. MOHITE

La noctuelle héliothis désigne deux espèces proches de Lépidoptères, Helicoverpa armigera et Helicoverpa peltigera, qui sont présentes dans la plupart des régions du monde. Ces espèces sont migratrices mais elles se sont sédentarisées en partie dans le Sud-ouest et le Sud-est de la France, où on les retrouve principalement sur tomate d’industrie, haricot vert, maïs doux et tabac. On compte entre deux et trois générations par an, entre mai et octobre. Deux à six jours après l’émergence des adultes, les femelles pondent jusqu’à 3 000 oeufs sur les feuilles des plantes en floraison, Les oeufs sont blancs et deviennent plus foncés au cours du développement. Ils mesurent 0,5 mm de diamètre, présentent des stries longitudinales et sont aplatis aux deux pôles. Ils éclosent quelques jours après la ponte à 25°C.

Des larves extrêmement polyphages

Les larves sont de couleurs variables (verte, jaunâtre, brune). La chenille passe par 5 à 6 stades larvaires en deux à trois semaines. Elle mesure 3 à 4 cm de long en fin de développement. A la fin de son cycle, la chenille passe l’hiver dans le sol sous forme d’une chrysalide brune de 2 cm de long. Les noctuelles héliotis au stade larvaire sont extrêmement polyphages. Elles provoquent des petits trous sur les feuilles et des forages caractéristiques sur gousses ou fruits. Sur haricots ou pois, on peut retrouver des chenilles dans les gousses, ce qui peut conduire au refus de récolte. Les variétés à gousses tendres ou à gros grains (haricots plats, beurre, flageolets) sont très attractives pour les chenilles. Sur tomate, les fruits attaqués près du pédoncule finissent par tomber, et des infections secondaires peuvent provoquer le pourrissement.

Stratégie de protection

  • PROPHYLAXIE

    Il faut limiter les sites de reproduction en détruisant les adventices et les résidus de culture sur et à proximité des parcelles. Réaliser un travail superficiel du sol après la récolte d’une culture infestée peut permettre de déloger les larves en nymphose et de les exposer aux aléas climatiques.

  • ENNEMIS NATURELS

    Les chauves-souris et certaines espèces d’oiseaux sont des prédateurs naturels d’héliotis. Ils ne suffisent pas à éliminer les ravageurs mais ils peuvent participer à leur régulation s’ils sont favorisés.

    • TECHNIQUES ALTERNATIVES

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      Des insecticides biologiques comme Bacillus thuringiensis ou le spinosad sont utilisables contre héliothis. Le baculovirus Helicovex lutte spécifiquement contre Helicoverpa armigera. Il est autorisé sur haricot, maïs, melon, tabac et tomate. Ces insecticides sont à utiliser sur les oeufs ou les premiers stades larvaires, dès les premiers dégâts, pour une meilleure efficacité, et en période active des larves (si la température n’est pas trop basse).

    • LUTTE CHIMIQUE

      Il faut impérativement alterner les familles chimiques pour éviter l’apparition de résistances. Comme pour les insecticides biologiques, il faut intervenir le plus tôt possible après les premières captures, sur oeufs ou jeunes larves. Plus les chenilles sont jeunes, plus elles sont sensibles aux insecticides.

      Sources : Unilet, fiche parasite émergent Ecophyto

Les adultes sont des papillons gris-brun de 3 à 4 cm d’envergure. Leurs ailes antérieures présentent une bande transversale plus foncée chez H. armigera, et une tâche noire centrale ainsi qu’une bande sombre avec des ourlets blancs chez H. peltigera.

Lapériode sensible pour les haricots et les pois a lieu lors de la floraison et de la formation des gousses : c’est la phase d’attractivité maximale pour les noctuelles héliotis. Les haricots tardifs fleurissant après le 15 août sont très exposés car il y a moins de cultures attractives pour les noctuelles à cette période.

Il est difficile de distinguer H. armigera et H. peltigera, surtout au stade larvaire. Mais la confusion est aussi possible avec d’autres espèces du genre Helicoverpa qui sont très nombreuses à travers le monde.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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