Pêches-nectarines
Europe : la hausse de qualité bénéficie à la production française
La veille concurrentielle de FranceAgriMer sur la compétitivité des pays producteurs de pêche-nectarines en Europe couronne l’Espagne.
La veille concurrentielle de FranceAgriMer sur la compétitivité des pays producteurs de pêche-nectarines en Europe couronne l’Espagne.

FranceAgriMer a publié son analyse de la compétitivité en 2016 des quatre principaux producteurs de pêches et nectarines européens (France, Italie, Espagne, Grèce) plus la Turquie. Cette veille concurrentielle existe depuis 2011 et se fonde sur six critères : potentiel de production, environnements climatique et pathogène, capacité à conquérir des marchés, portefeuille de marchés, organisation de la filière et environnement macro-économique.
Sans surprise, l’Espagne est toujours en position de leader et augmente même l’écart avec son concurrent direct, l’Italie (l’Espagne a dépassé en production cette dernière en 2016). La France occupe la troisième position.
Au-delà des chiffres, il est intéressant de relever les politiques différentes d’un pays à l’autre. L’Espagne est totalement tournée vers l’export, son marché local étant faible. A contrario, la France, qui dispose d’un marché local fort, déploie une stratégie de haut de gamme. L’essentiel de la production italienne s’écoule sur le marché local alors que la Grèce est tournée vers la transformation et l’export est-européen.
La France, premier producteur bio de pêches-nectarines en Europe
Ainsi, FranceAgriMer a noté que le recentrage sur la qualité de la production française a bénéficié à la compétitivité de la filière et cela malgré la baisse du verger français.
En matière de segmentation, 5 % de la production se place dans le créneau “haut de gamme” (1 % pour l’Italie) et si l’Espagne affiche 20 %, c’est à cause de la pêche plate, produit star du moment. La France est aussi premier producteur en bio (6,42 % de la production) : c’est peut-être un atout supplémentaire face à l’Espagne quasiment absente de ce créneau (1,35 % de la production).
En tout cas, pour 2018, les estimations de production de pêches et de nectarines mises à jour au 24 mai par le CSO, confirment la baisse de production déjà notée début mai : elle serait de 8 % par rapport à 2017 avec 3 670 000 t. L’Espagne, avec un peu plus de 1 500 000 t, reculerait de 11 % et l’offre italienne devrait également reculer de 16 %. La France, avec environ 200 000 t, serait en retrait de 10 %.