De gros dégâts sur abricots dans les Baronnies
Le gel d’avril a frappé les vergers d’abricotiers de la région des Baronnies. Selon les secteurs, les producteurs enregistrent des pertes de 40 % à 100 %.
Le gel d’avril a frappé les vergers d’abricotiers de la région des Baronnies. Selon les secteurs, les producteurs enregistrent des pertes de 40 % à 100 %.

La Drôme provençale n’a pas été épargnée. Les 21, 22 et 23 avril, dans la région des Baronnies, le gel a endommagé les vergers d’abricotiers et de cerisiers. Avec des températures atteignant parfois - 6°C, le gel a été particulièrement violent sur les vergers d’abricotiers situés au-dessus de 800 mètres, faisant parfois des dégâts très importants. « Le gel a été très hétérogène dans les Baronnies. Les pertes varient, selon les secteurs géographiques et les communes, de 40 % à 100 %. Les parcelles d’abricots, de cerises et de prunes situées en altitude et dans les bas fonds ont subi les plus gros dégâts avec des pertes de l’ordre de 100 %. Les fruits sont carbonisés et d’autres tomberont après. Les jeunes abricots de la taille d’une grosse olive n’ont pas pu résister à la baisse des températures. Certains exploitants ont chauffé leurs parcelles avec des bougies antigel pour sauver leurs abricotiers, sans résultat. Ils ont recommencé le 30 avril par crainte d’une chute des températures », constate Jean-Marc Philibert, président du syndicat des producteurs d’abricots des Baronnies. Dans son exploitation de 26 ha de vergers dont 24 ha d’abricotiers, à Saint-Sauveur-Gouvernet, où il travaille avec ses deux fils, Jean-Marc Philibert prévoit au mieux une récolte d’une centaine de tonnes d’abricots toutes variétés confondues pour un potentiel de 400 tonnes. « La perte a été plus sensible sur la variété Orangered que sur Bergeron ». Un autre producteur d’abri-cots, Gérard Truffemus, basé à Eygaliers (15 ha de vergers), espère sauver quelques parcelles : « Mes vergers sont situés dans un secteur vallonné. Les parcelles d’abricot Bergeron en altitude et en bas fonds ont connu les plus gros dégâts. Ailleurs, c’est très disparate. » Benoît Chauvin-Buthaud, conseiller technique à la chambre d’agriculture de la Drôme, estime que les pertes liées au gel sont importantes : « On aura probablement une demi-récolte en abricots dans les Baronnies. » Le syndicat des producteurs d’abricots des Baronnies (50 producteurs) prévoit une récolte en abricots inférieure à 15 000 tonnes en 2017 au lieu des 20 000 tonnes prévues. Il est encore trop tôt pour quantifier le nombre d’exploitations victimes du gel du mois d’avril. Les communes sinistrées par le gel ont fait une demande d’indemnisation en calamité agricole. Le 10 mai, une commission d’enquête mandatée par la préfecture a visité les parcelles endommagées.