Quelles chèvres choisir pour une bonne fertilité à l’IA
Le succès de l’insémination artificielle repose largement sur le choix des chèvres à inséminer et leur préparation. Voici quelques conseils pour sélectionner vos chèvres.


Bien que l’objectif de l’insémination artificielle soit d’améliorer la génétique, il est essentiel de privilégier la physiologie des chèvres lors de la sélection afin d’assurer une bonne fertilité. Selon Nicolas Gafsi de l’Institut de l’élevage, le premier critère à prendre en compte est le succès des inséminations des années précédentes : « Une chèvre dont l’insémination a réussi l’année précédente a plus de chances d’être de nouveau pleine. » De plus, l’intervalle entre la mise bas et l’insémination est crucial. Les femelles doivent être inséminées entre 180 et 240 jours de lactation. Il est recommandé de privilégier les femelles de première à cinquième lactation, car la fertilité a tendance à diminuer avec l’âge.
Une étude menée par l’Institut de l’élevage et l’Inrae à partir des données des fermes de Grignon et du Pradel a révélé un lien entre la trajectoire de production et la fertilité des chèvres. Les résultats ont montré que, pour une production laitière équivalente, les chèvres présentant des profils persistants ont généralement une fertilité moindre. De plus, « les chèvres qui mobilisent beaucoup pendant la lactation, surtout si leur état corporel est faible, ont une fertilité réduite », signale Nicolas Gafsi. Il est donc recommandé de vérifier l’état général des chèvres lors de leur mise en lot.
Côté web
Les fiches du GRC
Le Groupe Reproduction caprine (GRC) a édité une douzaine de fiches techniques sur la reproduction des chèvres.