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Des plaquettes de bois comme litière pour des veaux sous la mère

Après un essai de litière sous forme de plaquettes de bois pour ses vaches, Stéphane Gorce a prolongé l’expérience pour sa production de veaux de lait sous la mère.

Utiliser des plaquettes de bois comme litière, Stéphane Gorce, éleveur de veaux de lait sous la mère à Estivals en Corrèze, en est « toujours aussi content depuis deux ans ! ». Après avoir démarré l’utilisation de ce produit pour la litière des vaches et génisses, il l’a étendu à la litière des cases où sont logés ses veaux sous la mère. Et l’essai se révèle concluant avec un gain de temps, des économies de paille sans altérer pour autant le confort des animaux.

Pour les veaux, il commence sa litière avec une première couche de plaquettes de bois d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur qu’il laisse environ trois semaines. Entre-temps, il effectue un ou deux passages de motoculteur.

Il paille ensuite par-dessus matin et soir. « Les veaux sont rentrés entre un et un mois et demi d’âge. Il met d’abord 40 kg de plaquettes par box, puis de nouveau 11 kg deux semaines plus tard. Stéphane a curé au bout d’un mois. Il a remis ensuite près de 45 kg de plaquettes, avec de nouveau 15 kg deux semaines plus tard. Au total, les veaux sous la mère sont restés 3,5 mois en box », explique Coralie Sirieix, conseillère bovins viande à la chambre d’agriculture de Corrèze.

Chiffres en main, elle donne également les températures qui ont évolué entre 21 et 25 °C maximum. Un essai en parallèle avec de la paille a été mené pour comparer les deux litières, dans des boxes de dimension similaire, avec la même durée d’engraissement des veaux. « Avec la paille, la température était plus élevée et a évolué entre 23 et 29 °C. Nous sommes cependant toujours restés en dessous des 30 °C, température critique pour le développement de bactéries pathogènes entraînant des diarrhées par exemple », continue Coralie.

Un bon pouvoir absorbant et drainant

Selon Coralie Sirieix, la litière en plaquettes de bois présente un bon pouvoir absorbant et drainant, un gain en temps de travail ainsi que du confort pour les animaux. Les veaux se couchent tout autant et restent propres. « Mais cette litière reste plus glissante lors des manipulations par l’éleveur », alerte-t-elle.

Aucune différence de couleur n’a été constatée sur la viande entre les veaux élevés sur paille ou sur plaquettes de bois. Stéphane Gorce reconnaît de son côté que les plaquettes de bois lui ont fait économiser de la paille. Il a acheté un broyeur pour produire lui-même ses plaquettes et il les stocke à l’abri sous tunnel, avec un temps de séchage d’au moins deux à trois mois entre le déchiquetage et leur utilisation.

« Le broyeur a un coût mais je le récupère avec la paille que j’économise. Il faut 4 à 5 m3 pour remplacer 1 tonne de paille », analyse-t-il. Sa crainte est de ne pas trouver assez de bois pour tenir l’hiver pour l’ensemble de ses stabulations, même si avec le temps, le bouche-à-oreille lui permet d’en récupérer davantage. « Le charme, le bouleau, le peuplier c’est l’idéal ! L’acacia, il faut qu’il soit jeune sinon autant le garder pour faire des poteaux. Le chêne est un peu plus compliqué à broyer », conclut-il, expert en la matière.

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