Aller au contenu principal

Restauration collective : peu de relations entre part de produits bio et coût des denrées

L’association Un Plus Bio a livré la dernière mouture de son enquête sur la restauration collective bio. Un chiffre à retenir : en moyenne, un repas avec 37 % de bio coûte 2,14 €.

© CERRD

La cinquième édition de l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable, publié en novembre 2021 par l’association Un Plus Bio, revêt une importance d’autant plus grande que, dès janvier prochain, la loi Egalim entrera en œuvre. Premier enseignement : les quelque 7 000 cantines étudiées qui servent au total 1,2 million de repas par jour affichent une moyenne de 37 % de bio dans les assiettes, soit un pourcentage bien supérieur aux objectifs visés par la loi.

Le coût du bio est souvent considéré comme un frein. Pour l’observatoire, la corrélation ne serait pas significative entre le coût denrées par repas et la part de bio en valeur d’achat. Sur l’échantillon étudié, le coût denrées d’un repas contenant 37 % de produits bio est de 2,14 €.

Plus précisément et pour le seul cas de la restauration scolaire, à moins de 20 % de bio, le coût denrées moyen est de 2,06 € par repas. Entre 20 % et 40 % de bio, il est de 2,02 € par repas.

L’observatoire s’est aussi interrogé pour savoir comment font les territoires pour contenir leur budget tout en augmentant la qualité alimentaire. Il a discerné trois mesures principales : la lutte contre le gaspillage alimentaire, les menus végétariens et l’introduction de produits de saison, bruts et locaux.

Le menu végétarien est présent dans les menus dans 81 % des cas avec une fréquence hebdomadaire pour 71 % des répondants. De plus, en moyenne, en 2021, sur 100 composantes bio, 35 sont d’origine locale. La part de local est plus élevée dans les cantines les plus avancées que dans les cantines à moins de 20 % de bio.

L’observatoire constate aussi que les collectivités ont tendance à cumuler plusieurs modes d’approvisionnement. Le plus souvent, elles associent le gré à gré avec, en parallèle, des structures qui regroupent l’offre : grossistes, plates-formes de producteurs, centrales d’achat et groupements de commande. L’approvisionnement local est aussi lié à la présence d’outils de transformation (les légumeries sont présentes 40 % de l’échantillon).

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
« L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Vue de faut de plusieurs étals de fruits et légumes frais dans une grande surface, avec quelques clients. </em>
Fruits et légumes en France : le point sur les flux de production, transformation, importation et réexportation

Cultures destinées au frais ou à l’industrie, importations, exportations, pertes… Le CTIFL a étudié les flux de fruits et…

Arjuna Ravindirane, conseiller en protection des cultures du CDDM.
Lutte contre les ravageurs en maraîchage : des champignons testés sous abri en Pays de la Loire

Le projet Sapic, qui vise à développer des solutions alternatives aux pesticides contre les acariens, nématodes et…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Asperge : « L’éplucheuse nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Robot de tonte Vitirover dans un verger du Verger expérimental de Poisy en Haute-Savoie. </em>
Robots en arboriculture : « Le Vitirover tond même sous la pluie »

Utiliser le robot de tonte Vitirover en alternative au désherbage chimique a été testé par le Verger expérimental de Poisy, en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes