Formation des agricultrices
L’initiative limousine fait des émules
L'octroi d'une indemnité forfaitaire pour favoriser le départ en formation des agricultrices du Limousin a montré toute sa pertinence.


Depuis cinq ans, la commission des agricultrices du Limousin a bâti un partenariat avec le conseil régional afin de favoriser le départ en formation des exploitantes agricoles. Concrètement, la personne partant en formation bénéficie d'une aide forfaitaire de 110 euros par jour, dans la limite de deux jours de formation, sachant que celle qui en bénéficie une année ne peut postuler à l'aide l'année suivante. Toutes les formations ne sont pas éligibles, elles ne concernent ni le technique, ni le réglementaire. Globalement elles ont pour dénominateur commun l'ouverture (« dynamiser les relations au sein de votre société », « organiser son travail », « je décide de produire, transformer et vendre en direct », etc.).
« Nous avons défendu notre dossier collectivement avec des arguments de poids tels que l'implication des agricultrices sur le territoire, l'incitation à la prise de responsabilité et la participation dans des activités d'ordre économique, professionnel, social, civique », explique Anne Chambaret, présidente de la commission des agricultrices du Limousin et du Massif central.
Convention de Massif
Depuis 2004, avec 400 journées financées par an pour plus de 4 000 agricultrices, le succès de cette initiative ne s'est pas démenti, à tel point que d'autres départements aimeraient emboîter le pas à la démarche limousine.
Ainsi, dix-neuf autres départements du Massif central souhaitent eux aussi offrir la possibilité à leurs agricultrices d'être indemnisées durant leur formation. C'est d'ailleurs pour faire avancer ce projet, soutenu par la FNSEA, que des représentantes des régions Auvergne, Bourgogne, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes se sont retrouvées dernièrement à Aubière, dans le Puy-de-Dôme. Principal cadre de discussion, le programme opérationnel plurirégional Massif central, dont le champ d'intervention pourrait « coller » avec la demande des agricultrices. Des contacts sont en cours avec la Datar. Anne Chambaret a bon espoir qu'ils aboutissent rapidement.
Une réunion s'est tenue dernièrement à Aubière, afin d'évoquer l'élargissement de l'aide pour départ en formation.