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Ovosexage en canard : Grimaud Frères sera opérationnel en 2023

« A partir de janvier 2023, cent pour cent de nos canetons mulard commercialisés seront ovosexés » a annoncé le sélectionneur de canards Grimaud Frères le 21 septembre, au cours d’une présentation de ses innovations en filière canard sur You Tube.  

En canard gras, seuls les mâles sont élevés, tandis qu'en Barbarie la part des mâles est de 70% des effectifs
© Grimaud Frères

La technologie d'ovosexage Lunix, développée par Grimaud Frères est en phase d’industrialisation. Elle est basée sur le repérage de la différence de couleur des yeux entre les mâles (foncés) et les femelles (clairs) réalisé par des caméras et l’aide de l’intelligence artificielle.

L’année 2021 a été consacrée à la finalisation de la R & D et du cahier des charges de la machine qui devra fonctionner à forte cadence. Les travaux d’adaptation des équipements du couvoir ont aussi été lancés. L’installation sera achevée durant l’été 2022. Elle sera rodée quelques mois avec l’objectif de sexer 50 % des œufs incubés en septembre et de monter en puissance d'ici fin 2022. Les œufs de Barbarie commenceront à être sexés courant 2023 a précisé Grimaud Frères.

« Le prix du sexage reste encore à affiner », a indiqué Yann Le Pottier, directeur général de l’entreprise, en précisant qu’il serait situé entre 1 et 3 euros par canard mâle, du même ordre qu’en filière pondeuse.

Lire aussi : La filière oeuf au rendez vous de l'ovosexage

Nouvelles gammes « éthique »

Le déploiement de l'ovosexage s’accompagnera du lancement de souches de canards mulards et Barbarie de type E comme « éthique », répondant aux attentes d’un meilleur confort animal demandées par le consommateur et suivies par les filières.

Le Barbarie R71 E est destiné aux marchés conventionnel (abattage à 77 jours pour 380 g de filet) et traditionnel (84 jours et 450 g de filet). En mulard, il s’agit de Hytop 82 E et Hytop 85 E. Le sélectionneur insiste également sur l’intérêt du traitement du bec, quasi généralisé en mulard, et sur le traitement des griffes qui reste encore à amplifier dans les filières gras et chair. La mise à l’abri des mulards, pour raison sanitaire, devrait y contribuer.

Par ailleurs, Grimaud Frères croit beaucoup au canard Pékin comme solution complémentaire en fourniture de viande. C’est en quelque sorte le poulet du canard : il est rustique, performant en indice et en rendement, abattable plus jeune sans nécessiter ni ovosexage, ni traitements du bec et des griffes. Christian Lalanne, directeur commercial de Grimaud Frères, imagine que la souche Star 53 L pourrait avoir une place en France.

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