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Idée reçue n° 2 : Quand on s’engage éleveur, c’est pour la vie

Le rapport au métier d’agriculteur a profondément changé au cours des dernières décennies. Être agriculteur reste un choix de vie mais plus forcément pour la vie.

<em class="placeholder">Distribution du foin à la chèvrerie</em>
De plus en plus d’agriculteurs envisagent leur métier comme une étape de vie plutôt qu’un destin. Ils disposent de compétences transférables précieuses en cas de reconversion.
© D. Hardy

Longtemps, être agriculteur signifiait embrasser un destin. Le métier était transmis de génération en génération, souvent sur la ferme familiale. L’installation s’inscrivait dans la continuité, dans un enracinement territorial et familial fort. Aujourd’hui, cette vision s’efface progressivement et les nouvelles générations d’agriculteurs peuvent vivre leur projet de vie comme une expérience temporaire, comme un chapitre parmi d’autres.

Des compétences à faire valoir

Certains choisissent de mettre fin à leur activité avant l’épuisement. D’autres se fixent un horizon de dix ou quinze ans, en lien avec un projet de vie ou un cycle familial. Des formes alternatives d’installation se multiplient et permettent de se tester avec un engagement moins lourd : fermes collectives, coopératives, microfermes, tiers-lieux agricoles…

Lire aussi : Trois idées reçues sur l’installation en élevage de chèvres

À l’heure de la reconversion, les agriculteurs ont bien des qualités à mettre en avant. Généralement débrouillards, polyvalents et travailleurs, ils présentent une palette de savoir-faire de gestionnaire, techniciens ou artisans qui peuvent séduire de nombreux employeurs.

Lire aussi : De la chèvre au rhum : « L’alambic a remplacé la salle de traite »

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