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MSA : pourquoi devenir délégué de votre territoire ?

Les candidatures au poste de délégué cantonal MSA sont ouvertes jusqu’au 4 mars, en vue des élections qui se tiendront du 5 au 16 mai 2025. Témoignage de trois délégués qui parlent de leur engagement et de leur rôle auprès des ressortissants MSA de leurs territoires.

<em class="placeholder">Sébastien Reynier, délégué MSA sur le canton de Brantôme et Max Roux, délégué MSA sur le canton d&#039;Agen 1. </em>
Sébastien Reynier, et Max Roux, deux délégués MSA de la caisse Dordogne Lot-et-Garonne, qui ne regrettent pas leur engagement.
© MC.Bidault

Ouvertes à tout exploitant, salarié agricole ou employeur de main-d’œuvre agricole, en activité ou à la retraite (voir encadré), les élections des délégués MSA se déroulent tous les 5 ans. Les ressortissants MSA choisissent les représentants de la catégorie à laquelle ils appartiennent, des bénévoles qui sont des relais entre les habitants des territoires et l’institution. Les 13 760 délégués décident des actions développées par la MSA sur leurs territoires au profit des populations rurales (accompagnement et soutien, dispositifs d’entraide, projets associatifs…), et portent la voix de l’institution auprès des acteurs locaux comme les mairies ou les associations. Au plus près des territoires, ce réseau de délégués fait l’originalité de la MSA, seul régime de protection sociale à organiser des élections.

Des délégués qui font le lien entre les agriculteurs et la MSA

Certains délégués cantonaux se sont engagés très tôt dans leur carrière professionnelle, à l’image de Sébastien Reynier, polyculteur-éleveur sur la commune de Villars en Dordogne. Élu du premier collège (celui des exploitants), sur le canton de Brantôme (MSA Dordogne Lot-et-Garonne), celui qui est très investi localement, considère qu’il est important de s’impliquer pour faire évoluer les choses. « En tant que délégués MSA, nous sommes à l’écoute des problématiques des agriculteurs, qui nous parlent plus facilement qu’à un administratif. Notre rôle est de faire le lien avec l’institution MSA qui va réagir quand nous faisons remonter des problèmes. Nous sommes un appui pour prioriser les points qui sont importants. Sébastien Reynier explique que son rôle est de représenter ses collègues agriculteurs, mais aussi de faire remonter du terrain des solutions à l’institution.

C’est ce que confirme Philippe Moinard, agriculteur dans les Deux-Sèvres et administrateur MSA Sèvres-Vienne depuis 1984. « Nous avons deux rôles : un rôle statutaire pour valider les orientations politiques de la MSA et un rôle d’animateur de territoire. Nous sommes en quelque sorte une boîte à idées, présents sur le terrain, conscients des problématiques de nos collègues agriculteurs ». Celui-ci explique qu’une fois un problème détecté, il faut tout de suite décider d’une action de territoire pour y faire face et aider les administratifs de la MSA a les mettre en œuvre. Philippe Moinard ajoute qu’à titre personnel, être délégué, c’est le plaisir de s’investir au service de son territoire, et un bon moyen aussi de mieux connaître la MSA.

Les salariés d’exploitation et les employeurs ont aussi leurs délégués MSA

Max Doux, retraité du réseau des Cuma, est délégué du deuxième collège (salariés) sur le canton d’Agen 1 (MSA Dordogne Lot-et-Garonne). « Mon rôle est d’être en relation avec les salariés et notamment les salariés d’exploitation qui sont souvent isolés et le plus en danger par rapport aux accidents du travail. Il est important que l’on communique pour les toucher, pour que les informations passent entre employeurs et salariés, notamment sur les sujets de la prévention. » La mission de Max Doux est bien la même que celle de ses collègues du premier collège. « Si les salariés nous appellent, c’est qu’ils sont en colère. Notre rôle est de structurer leur demande et de les accompagner ». Max Doux souligne qu’avec la loi NOTRe et l’augmentation de la taille des cantons, il n’est pas toujours facile de se faire connaître, d’où l’importance de bien communiquer.

L’importance du rôle des délégués MSA est confirmée par Nicole Le Peih, députée de la 3e circonscription du Morbihan et ancienne chef d’exploitation employeuse de salariés. S’exprimant lors d’une table ronde au Salon de l’agriculture, celle-ci considère que c’est grâce à son réseau de délégués que la MSA peut être proche des territoires. « Être délégué MSA, c’est faire attention aux gens ». Le délégué a « un rôle de sentinelle », pour « détecter des signes faibles », « alléger la charge mentale des agriculteurs en les aidant par exemple sur les démarches administratives », et ainsi « apporter du mieux-être ». Les délégués sont « des vecteurs qui peuvent mettre en relation l’ensemble des acteurs du territoire », estime la députée.

Qui peut se présenter ?

Tout exploitant, salarié agricole ou employeur de main-d’œuvre agricole peut se porter candidat aux élections de la MSA, qu’il soit en activité ou à la retraite, sur le collège qui le concerne. Le premier est celui des exploitants agricoles, le deuxième, celui des salariés (d’exploitation, de coopératives, d’entreprises, d’OPA…), et le troisième, celui des employeurs de main-d’œuvre (chefs d’exploitations et chefs d’entreprises agricoles qui emploient des salariés). 

Pour candidater, trois conditions doivent être remplies : être inscrit comme électeur dans le collège où l’on se présente, avoir au moins 18 ans, et ne pas avoir été condamné, au cours des cinq dernières années, pour une infraction apparaissant sur le bulletin n°2 du casier judiciaire. Pour se présenter, il suffit de compléter et de soumettre, au plus tard le 4 mars 2025, la déclaration individuelle de candidature correspondant à son collège, téléchargeable sur elections2025.msa.fr

Les délégués cantonaux ont charge, eux, d’élire les 1 071 administrateurs départementaux, qui représentent les adhérents au sein du conseil d’administration des 35 caisses locales.

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