Aller au contenu principal

Colza biologique : des semences conventionnelles non traitées utilisables

En agriculture biologique, une dérogation permet d'utiliser des semences conventionelles non traitées, faute de disponibilité en semences biologiques. Mais cette mesure devrait s'arrêter en 2035.

Champ de colza bio en fleur
Faute de disponibilité en semences de colza bio, il est possible d'utiliser des semences conventionnelles non traitées, ce qui impose d'en faire la demande auprès de son organisme certificateur ou via le site web de Semae, semencesbiologiques.org.
© G. Omnès

L’utilisation de semences produites en agriculture biologique n’est pas obligatoire pour le colza, contrairement à plusieurs autres espèces cultivées comme des céréales. « Il y a une dérogation possible en utilisant des semences conventionnelles non traitées. Mais l’agriculteur doit faire la demande auprès de son organisme certificateur ou via le site web de Semae, semencesbiologiques.org », précise Cécile Le Gall, de Terres Inovia. En colza, il y a un manque de disponibilité en semences biologiques. Ce type de production est compliqué techniquement. « La société Saatbau met la lignée Randy en semences disponibles en bio et des multiplicateurs produisent des semences bio localement de variétés comme Hostine ou Hodyssé », signale Cécile Le Gall. La spécialiste précise que les semences conventionnelles non traitées ne seront plus possibles en agriculture biologique à partir de 2035.

Si les semences bio sont difficiles à trouver, il en est de même des semences non traitées, des semenciers ne jouant pas le jeu pour en fournir pour le petit marché de l’agriculture biologique (12 000 hectares en 2021-2022). « Pour les semis 2023, j’aurais voulu me procurer des semences des variétés Hostine et LG Aviron qui réagissent bien aux attaques de ravageurs et résistent au manque d’azote, mais cela n’a pas été possible », regrette Pascal Guérin, agriculteur à Billy-les-Chanceaux (Côte d’Or). Il s’est reporté sur les variétés Lid Generoso et Lid Ultimo pour lesquelles il a pu trouver des semences non traitées.

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l'…

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Annie Genevard, ministre de l&#039;agriculture et Sébastien Martin, ministre délégué à l&#039;industrie,  </em>
Prix des engrais azotés : une aide de 50 euros par tonne « pour tous les agriculteurs »

Le gouvernement français a abondé l’aide européenne aux achats d’engrais azotés pour le monter à 145 millions d’euros au…

<em class="placeholder">Maxime Senet, céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher, devant sa moissonneuse-batteuse</em>
Hausse des coûts d'intrants : « Je vais opérer des ajustements d’assolement pour réaliser des économies d’azote »

Maxime Senet est céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher. Il cherche à adapter sa stratégie face à l’augmentation du…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Guillaume Debreuve, agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube),&quot;Dans le méthaniseur, le seigle se dégrade plus difficilement qu&#039;une orge, provoquant un épaississement du ...</em>
Méthanisation : « J’utilise depuis deux ans l’orge d’hiver dans l’Aube, plus souple à récolter et moins délicate à gérer que le seigle »

Agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube), Guillaume Debreuve alimente un méthaniseur avec une autre exploitation agricole en…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures