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Produits de biocontrôle : un potentiel de développement à concrétiser

La R & D a un rôle essentiel dans le développement des substances de biocontrôle. Parmi celles-ci, les micro-organismes notamment ont une belle carte à jouer.

Les micro-organismes sont les substances de biocontrôle qui ont connu la plus forte progression entre 2011 et 2019.
Les micro-organismes sont les substances de biocontrôle qui ont connu la plus forte progression entre 2011 et 2019.

Les substances et produits de biocontrôle occupent aujourd’hui une vraie place au sein de la protection des plantes, mais quelles sont leurs perspectives de développement ? Parmi les différentes substances de biocontrôle, les micro-organismes sont celles qui ont connu la plus forte progression entre 2011 et 2019. D’après l’Index acta biocontrôle 2019, leur part dans l’ensemble des substances de biocontrôle a augmenté sur cette période tandis que celle des médiateurs chimiques a légèrement diminué. « L’amélioration des techniques de laboratoire, leur multiplicité de modes d’actions, leur faible toxicité et leur grande sélectivité offrent aux micro-organismes de belles perspectives », indique l’Index acta. Cet essor des micro-organismes se retrouve dans les résultats d’une enquête sur l’activité R & D des entreprises membres d’IBMA France, réalisée entre octobre 2019 et janvier 2020.

De nombreuses solutions en développement

Dans cette enquête présentée lors des rencontres d’IBMA en janvier 2020, les entreprises ayant répondu annoncent travailler sur 116 solutions en développement, dont 38 pour l’année 2020 (la moitié a déjà une AMM). Parmi ces solutions en développement, 47 % sont des substances naturelles, 36 % des micro-organismes, 13 % des médiateurs chimiques et 4 % des macro-organismes. A titre de comparaison, les produits à base de micro-organismes représentent aujourd’hui environ 19 % des produits de biocontrôle de la liste de la DGAL (70 % des produits de la liste sont à base de substances naturelles, 10 % des médiateurs chimiques). Selon l’Index acta biocontrôle, l’essor des micro-organismes pourrait toutefois être limité par « leurs contraintes d’utilisation sur le terrain et les coûts élevés d’approbation au regard des marchés visés ». Toutes catégories de produits confondus, les filières arboriculture, viticulture et maraîchage sont les plus concernées par les futures innovations annoncées par les entreprises membres d’IBMA. Parmi les solutions actuellement en développement, 58 seront en effet destinées à l’arboriculture, 52 à la viticulture et 49 au maraîchage. Suivent les grandes cultures avec 37 solutions, l’horticulture (33), les semences (15) et les PPAM (13). Les jardins et espaces verts, pros et amateurs confondus, sont concernés par 41 produits en développement.

Le Graal des herbicides de biocontrôle

Les substances herbicides de biocontrôle étaient au nombre de 13 en 2018. Un nombre modeste en comparaison de celui des insecticides (44) et surtout des fongicides (57). Surtout, un nombre insuffisant au vu des perspectives à court terme des herbicides de synthèse. « Le faible nombre de substances herbicides de biocontrôle, face aux problématiques de résistance des adventices aux solutions chimiques et aux controverses associées à ces dernières, souligne l’importance du défi posé à la recherche et développement », analyse l’Index acta biocontrôle. Selon l’ouvrage, « les bioherbicides à base de micro-organismes semblent constituer une piste intéressante mais l’efficacité au champ et le rendement commercial restent aujourd’hui des obstacles majeurs. »

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