Tomate et melon : le consommateur toujours insatisfait

L’association CLCV (Consommation Logement Cadre de vie) s’est penchée sur le niveau de satisfaction des consommateurs concernant la tomate grappe et le melon Charentais.
Elle a procédé d’une part à un relevé de prix (entre la mi-mai et la mi-juin) et d’autre part, à près de 900 tests à l’aveugle dans 25 départements français. Les tomates et les melons provenaient de trois circuits de distribution : hypermarché ou supermarché, hard discount, primeur.
Des consommateurs peu satisfaits
Selon cette enquête, seulement 33 % des consommateurs sont satisfaits par la qualité globale des tomates et 25 % par le goût. De plus, 29 % des personnes interrogées trouvent que les tomates ne répondent pas ou pas du tout à leurs critères de qualité globale : elles étaient 31 % en 2016 et 32 % en 2017 (enquêtes similaires menées par CLCV). Mais, le plus inquiétant finalement est que pour 39 % des participants, les tomates ne sont « ni bonnes, ni mauvaises ».
Les résultats sont un peu meilleurs pour le melon : 52 % sont satisfaits de la qualité globale et 44 % par le goût. 19 % ne les aiment pas ou pas du tout et 29 % ne les trouvent « ni bons, ni mauvais ». Les résultats sont là à mitiger : la dégustation a eu lieu en début de saison, à une époque où les conditions climatiques ont fortement pesé sur la qualité globale de la production.
Le melon en hard discount plaît
En termes de circuit de distribution, melon et tomate ne présentent pas le même profil. Ainsi, CLCV note que les melons achetés en hard discount satisfont globalement un peu plus les consommateurs que les melons achetés dans les deux autres lieux d’achat : 57 % de mentions « j’adore » ou « j’aime » contre 47 % pour les melons achetés en hyper/supermarché et 50 % pour les melons achetés en magasins spécialisés.
En revanche, la qualité globale des tomates vendues par les primeurs est considérée meilleure par 42 % des personnes interrogées, contre 29 % pour l’hyper/super et 25 % pour le hard discount.
Une relation prix/qualité peu affirmée
A partir de son relevé de prix, CLCV souligne qu’en moyenne, toutes variétés et origines confondues, le prix moyen des tomates était de 2,90 €/kg, sans grande différence entre offre française ou espagnole.
En ce qui concerne les différentes variétés, les tomates cerise sont les plus chères à près de 5,50 € le kilo et les tomates grappe les moins chères à environ 2 € le kilo.
En melons, le prix moyen relevé par CLCV est de 2,90 € la pièce avec des variations fortes (de 0,89 € à 3,98 €). De plus, le melons français étaient 19 % plus cher que le produit espagnol ou marocain.
Deux derniers enseignements de l’enquête : les tomates les mieux appréciées sont aussi les plus chères (environ 10 % de plus que les tomates les moins appréciées) et pour les melons, les prix moyens sont les mêmes entre des niveaux de satisfaction très différents.
Les notations « je n’aime pas du tout » et « j’adore » correspondent tous les deux au prix moyen le plus élevé, souligne l’association.
Tomate et melon : un même goût en GMS ou chez un primeur ?
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