Les biostimulants comme alternative d’avenir
Le pôle Légumes région Nord a entrouvert le dossier des biostimulants. Un projet de recherche transfrontalier vient de débuter. Il vise à examiner leur influence sur la réduction de la consommation d’eau et d’engrais.
Le pôle Légumes région Nord a entrouvert le dossier des biostimulants. Un projet de recherche transfrontalier vient de débuter. Il vise à examiner leur influence sur la réduction de la consommation d’eau et d’engrais.

« Les biostimulants sont une alternative d’avenir », a affirmé Gaëtan Marq, représentant de l’AFAIA, le syndicat professionnel des acteurs de la filière à l’occasion de l’assemblée du Pôle Légumes Région Nord. Le responsable développement-produit chez Italpollina France n’en doute pas ! Néanmoins, pour éviter toute confusion, il a rappelé la définition officielle des biostimulants adoptée par la Commission Européenne en mars 2016 : « ce sont des fertilisants qui stimulent le processus de nutrition des végétaux […] dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs caractéristiques des végétaux ».
Opportunité de diversification des algues
Il reconnaît néanmoins que « le foisonnement terminologique entourant le terme peut-être perturbant pour les producteurs ». Car à côté des biostimulants, on évoque également les inducteurs de résistance, les stimulateurs de défense naturelle, les stimulateurs de croissance, activateurs de sol… Il n’en demeure pas moins que, sur le terrain, les producteurs sont désorientés face aux arguments commerciaux développés par les firmes spécialisées. C’est pour cette raison que l’AFAIA travaille actuellement à la reconnaissance officielle des biostimulants qui « ne sont pas actuellement reconnus ni par le Code rural, ni par l’ANSES ». Même si le marché est encore difficile à cerner, sa progression est estimée de 9 à 10 % par an en France. De son côté, Els Pauwels, chercheure au Centre de recherche sur les cultures ornementales situé près de Gand (Belgique), a présenté le projet Interreg Bio4safe qui, débuté en août 2017, doit s’achever en juillet 2021. Objectif du projet qui implique une partie des territoires de la bordure maritime de la Grande Bretagne, des Pays-Bas et de la Belgique ainsi que de la France ? « Le but est de démontrer que les biostimulants agissent sur la réduction de la consommation d’eau (20 %) et d’engrais (10 %) selon les cultures étudiées. Il s’agit notamment de voir si les biostimulants (notamment les produits à base d’algues) constituent une opportunité de diversification pour les producteurs d’algues », a conclu Els Pauwels.