Aller au contenu principal

Le rayon fruits et légumes s'emballe...

Alors que de nombreux autres secteurs de la grande consommation, produits d'hygiène et de beauté en tête, luttent pour réduire les emballages, on en observe de plus en plus dans les rayons fruits et légumes des supermarchés. Collerettes, stickers et autres mini-PLV appliqués sur les fruits fleurissent également les étals des primeurs.

Si l'essor du bio participe au développement du nombre de packs dans les rayons fruits et légumes (cela évite au distributeur d'avoir à financer certains audits de contrôle), d'autres facteurs jouent.

Les opérateurs ont pris conscience de l'importance de la communication, de l'information (voire du marketing) sur le produit. Les emballages se développent aussi pour ces raisons.

Les fruits et légumes deviennent ainsi des produits presque comme les autres. Ils se comptent désormais en unités de vente consommateur. Certaines catégories de la population, urbains en tête, achètent leur barquette de quatre pommes comme leur pack de quatre yaourts. Sur les produits laitiers, ils en vérifient la date limite de consommation, les ingrédients. Pour les fruits et légumes, ils en examinent l'état, leur provenance..., cela leur assure aussi que le produit n'a pas été trop manipulé.

A un moment où on supprime de nombreux emballages (sacs de caisse à usage unique par exemple) où les sachets de pesée des fruits et légumes vont être réglementés, n'y a-t-il pas un petit paradoxe ? A moins que l'on ne fasse comme certains opérateurs, qui utilisent des restes de fruits et légumes pour emballer les fruits et légumes. Idyl conditionne, par exemple, une de ses références de tomates en barquette carton élaborée à partir de fibres de plants de tomates recyclés. D'autres font l'inverse, à l'image de cet étudiant britannique, Ben Huttly, qui a créé des étiquettes pour les fruits et légumes composées de graines. Il suffit de “jeter” l'étiquette dans la nature et de l'arroser. Au-delà de la pure communication et du jeu, peut-être ces innovations constituent-elles des solutions pour l'avenir.

Rédaction Réussir

Les plus lus

« L’asperge est une culture rentable si on maîtrise ses charges » : dans les Landes, la coopérative Maïsadour à la recherche de producteurs d’asperges

Dans les Landes, la coopérative Maïsadour recherche 3 à 4 producteurs d’asperges en projet d’installation ou de…

Boîtes de légumes petits pois et haricots verts d'aucy de la gamme Bien cultivés avec le logo Origin'Info.
Baisse de la consommation des légumes en conserve : comment d’aucy (coopérative Eureden) entend s’adapter ?

Face à la baisse des ventes de légumes appertisés, la coopérative d’aucy, filiale du groupe breton Eureden prévoit une…

portrait de mathilde chambe dans un verger de cerisiers
« En saison, c’est toujours l’urgence. En cerise, il faut aller vite » : Mathilde Chambe, expéditrice dans les Monts du Lyonnais

Mathilde Chambe est expéditrice de fruits dans les Monts du Lyonnais. Jeune et dynamique, proche des producteurs, elle ne…

Tomates cerise en vrac, origine indéfinie.
Tomates marocaines en France : vers un accord bilatéral

Mi-mars devrait être signé un accord bilatéral entre les représentants des producteurs de tomates marocains et français. L’…

cerise - Drosophila suzukii
Parsada : quels projets de recherche concernent les fruits et légumes ?

Le ministère de l'Agriculture a annoncé les 27 projets lauréats du dispositif Parsada pour 2024. Quinze concernent directement…

Pommes : comment Blue Whale entend dynamiser le rayon pommes ?

Redynamiser le rayon pommes pour faire face à la baisse de consommation de ce fruit : c’est la mission que s’est donnée…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes