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Chef de culture, un métier d’avenir

Pour satisfaire aux besoins actuels des structures sous serres, une nouvelle formation de responsable en conduite de cultures protégées, assurée par apprentissage, est mise en place en région PACA.

Pouvoir s’appuyer sur un chef de culture, formé et capable de piloter un outil de production à la pointe de la technologie, est une priorité des serristes de Provence.
© RFL

« Il est indispensable de conforter le management au sein de nos structures de production. Une serre compte de nombreux emplois directs et induits. Nous avons besoin de seconds d’exploitation, pour remplacer les chefs d’exploitation appelés aujourd’hui à une multitude de responsabilités », souligne Michel Saffin, exploitant agricole et élu à la Chambre d’agriculture. Dans le département des Bouches-du-Rhône par exemple, très peu d’exploitants sont secondés au quotidien à la différence de la Bretagne. « Là-bas, 80 % des exploitations ont un chef de culture ou un enfant pour les seconder », ajoute Michel Saffin. Comme le souligne Monique Aravecchia, exploitante serriste, « un agriculteur a besoin comme tout le monde de pouvoir « lâcher » de temps à autre son exploitation ». De plus, « avoir l’assurance d’être secondé, c’est aussi donner la perspective sur le métier à un éventuel futur repreneur qui se sera formé à nos côtés », ajoute-t-elle.

Une formation pour gérer les outils connectés

Des besoins auxquels le Campus de Fontlongue et la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône ont décidé de répondre en mettant en place en septembre 2018 une nouvelle formation par apprentissage de niveau 3 ouverte aux jeunes et aux adultes : Responsable de conduite de cultures protégées. Elle doit s’appuyer notamment sur un outil de production identique à celui des professionnels. Une serre ultra-moderne doit en effet voir le jour sur le lycée. « Pouvoir montrer qu’un agriculteur doit appréhender et gérer des outils connectés, nous a semblé très intéressant », estime Thierry Quéré, le chef d’établissement. La formation aboutit à un diplôme d’Etat reconnu et écrit par la profession.

Emmanuel Delarue

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