Abricots : une fin de campagne moins catastrophique que le début ?
Après un début de saison épouvantable, le marché de l’abricot s’oriente un peu mieux depuis le 14 juillet. La prudence demeure de règle.
Après un début de saison épouvantable, le marché de l’abricot s’oriente un peu mieux depuis le 14 juillet. La prudence demeure de règle.

La campagne abricot est particulièrement difficile cette année. La Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) avait été claire le 12 juillet : « Le week-end du 14 juillet sera décisif ». La période est passée. La situation a-t-elle évolué pour autant ? Pour Luc Barbier, président de la FNPF, « la récolte est à 75 % terminée ; c’est plié. La situation ne devrait pas changer, nous pouvons juste espérer ne pas perdre trop d’argent ». Néanmoins, il concède que, depuis le 14 juillet, l’offre en Bergeron se tient mieux avec des prix sans commune mesure avec ceux du début de campagne. Le président de la FNPF considère que trois éléments ont perturbé la saison : « La consommation est restée atone à cause des inquiétudes liées à l’année électorale. D’autre part, nous avons connu une année précoce d’environ 15 jours. Il y a eu du coup un télescopage avec le produit espagnol dont la progression en tonnage était d’environ 20 %, troisième raison. » Les épisodes de gel ont de plus entraîné des problèmes qualitatifs (manque de calibre valorisable) mais pas quantitatif, tant s’en faut, comme il avait pu être redouté en début de saison. Raphaël Martinez, le directeur de la Fédération fruits et légumes d’Occitanie confirme un certain mieux : « La première partie de la campagne en Bergeron, forte en volumes avec une qualité hétérogène, a été catastrophique. Une semaine après le 14 juillet, avec une meilleure qualité, on voit les prix se raffermir et il y a un mieux du côté de l’export vers l’Italie et l’Allemagne. On peut considérer que les 20 à 30 % de production restants – les variétés tardives du Gard et de la Crau, l’autre moitié du Bergeron en Rhône-Alpes – pourraient en profiter ».
Pour Raphaël Martinez, une clarification de l’offre variétale française (80 variétés différentes) est nécessaire, de même qu’une organisation plus forte et des efforts sur la qualité (cueillette à maturité). Quant à agir sur un marché encombré comme cette année (retrait du calibre B par exemple), cela ne peut s’accomplir qu’à travers un accord interprofessionnel. Ce qui, on le sait, demande du temps.
D'après les premières observations, après le 14 juillet, une qualité supérieure a apporté de meilleurs prix.